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Zèle Platonicien (feat Jeungo)
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Saino Shisoka

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Sam 2 Mai - 0:31
3h17 sur le réveil. Je peux à peine distinguer ces chiffres, lorsque je me réveille en sursaut, et m'éclate le visage sur le sol carrelé de ma chambre en essayant de fuir l'étreinte de mes draps. Quelques fois, je relativise en me disant que mes insomnies nocturnes me sauvent la vie, en me prévenant d'un danger potentiellement mortel, et que sans elles, je serai déjà passé de l'autre côté de la barrière. Le hic, c'est que cette fois, c'est pas de la relativisation. Je rampe tel un verre de terre handicapé vers la salle de bain, en portant une main à mon cœur qui n'a visiblement plus envie de battre. Je sens les larmes monter et me brouiller la vue, alors que je cherche une bouffée d'air miraculeuse, et agrippe de toutes mes forces la poignée de la porte blanche. M'écrasant de tout mon poids sur celle-ci, l'ouverture fut quelque peu brutale, et le fait de m'écraser la mâchoire une seconde fois sur le carrelage orange de la pièce ne me fit pas du bien. Lors de situation comme celle-ci, on sent son corps embrumé, comme s'il était enroulé des doux draps chaud de la vie, et froid de la mort, étrange en somme, mais quoi de plus poétique pour finir sa vie ? Du peu de force qu'il me reste, j'attrape du bout des doigts mon lavabo, et saisi la boîte de gélule que m'avait préparée le Doc'. Si ce mec n'était pas au service d'un complexe militaire secret, il aurait fait fureur dans la conception de médicament miraculeux, d'ailleurs. Bref, n'ayant plus le sens de l'équilibre, ni aucune autre sensation apparente, j'ouvre avec l'énergie du désespoir le couvercle, et avale un de ces médicaments, en appuyant tout mon corps contre l'évier. Mon regard se perd dans son siphon, comme si j'étais aspiré par lui. Est-ce la fin ? Si possible, j'aimerai finir ma mission en temps que professeur, et former ces jeunes gens pour qu’ils soient aptes à affronter ce monde, et à le rendre meilleur. S'il te plait, la mort, donne moi encore du temps.

Quelques secondes qui parurent une éternité plus tard, je reprends souffle et m'assoit par terre. Les gouttes de sueur perlent sur mon corps, tandis que j'halète difficilement, un peu amusé que le sort semble s'amuser avec le fil qui relit mon âme à la vie, tel un guitariste qui ferait mumuse avec ses cordes. La cause de cet arrêt cardiaque n'est pas un étonnement pour moi : j'ai fais un cauchemar sur mon passé. Maudit soit le cours du temps, il semble toujours vouloir me rattraper pour m'enfermer dans un passé sinistre, alors que j'arrive si peu à me raccrocher au présent... Mes compagnons d'escouade, tués un par un lors d'une libération de prise d'otage qui a mal tournée. Je fus le seul à y réchapper. Les civils, tués par les "révolutionnaires". Mes camarades, la même. Et enfin, ces corps perdus, aveuglés par un idéal de revanche face au monde cruel, tué par mes mains, rouges de ce mélange de sang. Dans un surplus d'adrénaline, je me souviens avoir lécher ma main par la suite, et avoir vomi tout mon souk. Impossible de me rendormir, à présent. Je me relève et inspire profondément, et va dans le salon où j'allume mon écran de télévision, et mets la chaîne musicale en commençant une série d'exercices. Je fais alors le poirier, et tente de garde l'équilibre le plus longtemps possible, en étant appuyé que sur mes deux index. Tandis que ma concentration est au maximum, j'entends passer la chanson "Cryer" d'Hatsune Miku. Une jolie musique triste, parlant d'une fille dégoûtée de ce monde égoïste et ignoble, et qui ne peut s'empêcher de pleurer devant cette aberration. Mes veines palpitent, mes muscles se raidissent lorsque ces paroles parcourent l'ensemble de mon corps et résonnent dans mon cerveau. J'arriverai à le changer, moi, ce monde pourri.

Trois heures d'entraînement intensif passent, et l'heure que je prenne une petite petite douche s'impose. Je jette mon caleçon contre la corbeille, et fonce sous l'eau glacée. Et cela fait un bien de dingue !! Cette fraîcheur qui m'envahit est tout simplement divine, c'est elle qui me fait vivre. Malheureusement, cinq minutes de plaisir laissent place à une intense séance d'habillage, et surtout de coiffage. La tenue, c'est pas compliquée : costume élégant, pour pas changer. Je sèche mes cheveux rapidement et les coiffe comme je peux. Un petit regard dans le miroir, et ces yeux dits "magnifiques" se voient cachés par une paire de lunettes de soleil noires. Ce bouclier fasse au monde extérieur est ma seule source de réconfort actuelle. Sortant de mon appartement, je franchis les rues pour arriver dans le bateau qui m’emmènera à l'école. La lumière orangée et la brise maritime qui caresse mes cheveux argentés me bercent dans une douce euphorie, tandis que l'arrivée sur l'archipel se fait imminent.  

Je traverse la cours de l'école rapidement, afin de trouver un local de classe qui ne soit pas occupé. Et bingo, mon local habituel et libre. J'installe tranquillement mes affaires, et relis mes fiches avec la plus grande attention. Aujourd'hui, on va parler de la philosophie de la guerre. C'est un très bon sujet à débattre avec les élèves. Sartre, Cicéron. Napoléon et autres philosophes, qui d'eux a raison ? Y'a t'il une guerre juste ? Et... La guerre, la violence, est-elle ancrée au fin fond de nous ? J'attends beaucoup de cette classe, leurs réponses vont être un véritable puits à ressource pour mon avancée vers mon rêve. Et puis, il se passe toujours quelque chose avec cette classe...


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
« Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.  » -Platon
« On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie. » -Sénèque
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Jeungo Iseul
Élève de la filière de littérature

Dim 3 Mai - 19:01
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Bon allez, un coup d’œil à l'emploi du temps, et au lit...

J'avais l'habitude de me parler à moi-même, ça me faisait me sentir moins seule je suppose. Je lançai mon regard sur l'emploi du temps punaisé au mur de ma chambre, et constatai que j'avais, le lendemain, philosophie en première heure. C'était ma matière préférée avec la littérature, et j'appréhendais assez la rencontre avec mon professeur. Comme tout le monde le sait, si le professeur est mauvais, la philo peut vite devenir d'un ennui mortel... Et j'avais eu par le passé beaucoup plus de mauvais professeurs que de bons.

J'essayai de me rappeler du nom de l'enseignant en question, presque sûre qu'on m'en avait déjà parlé, en bien. C'était quelque chose comme... Shizumi... Shizuki... Enfin bon, un nom japonais qui commençait par Shi. J'enfilai mon pyjama avant de me glisser au lit, et je tentai de me souvenir des cours de philo des années passées. Ca pourrait toujours m'être utile demain. C'est alors sur ces douces pensées que je tombai dans les bras de Morphée.

Le lendemain matin, à 6h, j'étais déjà debout. Je me levai généralement aux alentours de 6h45, mais j'avais ce jour-là l'envie de prendre une douche, comme pour me débarrasser de toutes mes mauvaises pensées. Je voulais que mon esprit soit 100% disponible et ouvert pour ce cours qui suscitait tellement mon attention.

Une fois propre, je m'attelai à l'élaboration de ma tenue, mais rapidement la fatigue m'envahit et je n'avais plus vraiment envie de réfléchir à propos de quel vêtement irait bien avec quel autre. Parfois, je faisais preuve d'une telle superficialité que ça m'épuisait énormément... J'enfilai donc un grand sweater gris sur lequel il était écrit "Je vous déclare ma flemme", assez approprié à la situation, avec des collants et une jupe. De toutes façons, le temps commençait à se rafraîchir sur l'île, et la dernière chose dont j'avais envie était d'avoir froid. Je déteste avoir froid.

Il fallait encore que je décide de quoi faire avec mes cheveux. Je suppose que les laisser détachés me donnerait un air plus décontracté, je les laissai donc tomber sur mes épaules et le long de mon dos. Il me restait encore du temps avant d'aller à l'école, mais étant donné que je déteste déjeuner le matin, j'enfilai une veste et quittai l'appartement.

Une fois dehors, j'observai la cour de long en large, me demandant ce que je pourrais faire en attendant l'heure à laquelle les cours commencent. Mes yeux passaient de groupe de personnes en groupe de personnes, et je me doutais que je n'arriverai surement pas à m'intégrer. Je pourrais très bien aller me chercher à boire au distributeur, mais à quoi bon si c'est pour rester seule ? Je me dirigeai alors vers le bâtiment scolaire, le seul endroit où je m'imaginais aller. Si personne n'était là, je m'installerais simplement dans le couloir pour lire, ou réviser une matière quelconque.

Essayant de me rappeler le chemin, je me perdais peu à peu dans le dédale de couloirs qui constituait le bâtiment. Tout se mélangeait dans ma tête... Où étaient les salles d'art ? Celles d'informatiques ? Et surtout, celles que je recherchais, les salles classiques ? Je montai au premier étage, en vain. J'avais oublié les plans du lycée, je ne me souvenais de rien et je ne croisai personne à qui demander mon chemin. Evidemment, tout le monde était bien trop occupé à sociabiliser, et j'étais une fois de plus laissée derrière, même si j'en étais quelque peu responsable.

Il n'est pas compliqué, pourtant, ce bâtiment. Deux étages, des salles de cours, des salles individuelles et des toilettes. On n'a jamais fait plus simple, mais l'excitation de cette heure de cours mêlée à la confusion de ne pas réussir à m'intégrer embrouillait suffisamment mon esprit pour que je me retrouve à faire dix fois le tour des mêmes quatre salles. Il fallait que je mette mes idées au clair et vite, sinon le reste de la journée allait s'annoncer quelque peu tragique...

Perdue dans mes pensées, je continuais cependant mon chemin, jusqu'à apercevoir une porte entrebâillée. Je décidai de m'approcher, dans l'espoir de trouver quelqu'un qui pourrait m'éclairer, d'autant plus que j'avais une large avance sur les heures de cours. Arrivée devant la porte, je pris mon courage à deux mains et frappai, avant de me faufiler à l'intérieur. J'aurais surement dû attendre qu'on m'invite à entrer, mais le mal était fait... J'ai définitivement du mal avec les normes sociales, ce qui causa l'étonnement de la personne déjà présente dans la salle.

C'était un homme assez grand de taille et qui avait l'air assez jeune. Je lui donnais entre 25 et 30 ans. Il était très musclé, et assez intimidant. Il devait être professeur, et portait des lunettes noires qui cachaient ses yeux, et un costume bien taillé. Je me demandai l'intérêt de ses lunettes, surtout à l'approche de l'hiver. Peut-être essayait-il de cacher sa gueule de bois ? Je gloussais un peu à cette pensée, avant de réaliser que la personne en face de moi s'attendait à ce que je lui demande quelque chose.

H..hum.. Excusez-moi de vous déranger... Je cherche ma salle... J'ai cours de philosophie avec euh... euuuh...

Bien sûr. Le nom de mon professeur. J'avais oublié de le chercher, et je me trouvais bien bête à hésiter d'un telle manière. Quitte à avoir l'air idiote, autant l'être jusqu'au bout, je tentai alors le tout pour le tout...

Monsieur.. Saino Shizumi... Shizoki... Quelque chose comme ça... Vous savez où je peux le trouver ?

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Saino Shisoka

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Dim 10 Mai - 23:46
… C’est vrai ? Vrai de vrai ? Une élève sauvage apparait, et dans sa grande nonchalance, massacre mon nom de famille, certes inventé car je ne connais pas le vrai, mais tout de même ? Et cette âme perdue se trouve être également l’un de mes élèves… J’aime ça ! Car dès lors, tout ce qui va suivre est entre mes mains. Vais.je lui indiquer une mauvaise classe et la voir revenir ensuite, riant en mon fort intérieur ? Ou alors, dois-je lui dire la vérité et la laisser faire ses marques ? Je ne me sens pas d’humeur à faire mon sale prof, surtout qu’à la place de cette demoiselle, je me sentirai surement très mal. Du coup, je me redresse et observe la demoiselle qui se présente à moi. Plutôt frêle à première vue, cheveux bruns, ma future élève était une jeune et jolie fille, pas vulgaire cependant, une espèce très rare ces dernières années j’ai l’impression. Derrière mon écran de verres noirs, je tente vainement d’analyser son potentiel, à la façon des détecteurs de Dragon Ball Z, et lui adresse un petit sourire en coin maladroit en lui désignant la classe d’un mouvement de main droite singulier. Il faut vraiment que j’apprenne à sourire convenablement, sinon je vais finir par effrayer mes futurs élèves, je le note.

« -Je ne crains pour toi que tu aies trouvée ta classe du premier coup ! Et dès lors, ou bien tu crois au hasard, ou bien tu as une sorte de Dieu voir Destin qui veille sur toi. Enfin, trêve de blabla inutile, bienvenue pour ton premier cours de philosophie, mon nom est Saino S-H-I-S-O-K-A ! Tu es nouvelle, si je ne m’abuse ? Installe-toi, je t’en prie.»

Elle ne se fait pas prier, et se présenta à moi. Son nom est Jeungo, c’est tout ce que j’ai besoin de retenir, pour le moment du moins. Je me rassois une fois la dame assise, mais c’est sans compter sur la démoniaque sonnerie qui sonne le début des cours. La classe dont je suis maintenant le responsable arrive en masse dans le local. Ils s’assoient tous bien gentiment, et une fois que je ferme la porte, tout le monde devient silencieux. Ça en boucherait un coin à plus d’un prof, ça… Dès lors, je sors ma pile de feuille reprenant tout ce que je vais dire pour cette leçon, et leur distribue une copie à tous. Je me tourne vers notre petite nouvelle, et lui explique le pourquoi.

« -Vois-tu Jeungo, je distribue une synthèse de ce que je compte dire, que vous allez ranger, et je vais commencer le cours. Tu n’auras même pas forcément à les relire si tu ne veux pas, car mes interrogations ne portent pas là-dessus, mais sur les observations que je vais faire sur toi, pour te permettre de t’améliorer. »

Une fois toutes les copies distribuées, je me place devant le tableau et observe les élèves un instant, me sentant fier de leurs regards impatients. Le moment parfait pour commencer le cours est arrivé, je le commence donc, accompagné de quelques gestes.

« -Ce cours-ci, nous allons parler d’un sujet qui nous concerne tous, et nous concernera peut-être de très près bientôt : la guerre. D’où vient-elle ? Que nous apporte-t-elle ? Y’a-t-il des guerres justes ? Pourquoi faire la guerre ? Revenons à ses origines pour le découvrir… Quelques années après les premiers hommes, un homme que nous allons surnommer Jean-Marc désire s’approprier les tonnes de viandes que s’est attribué un autre homme, surnommé ici Henri. Comment Jean-Marc va-t-il s’y prendre pour subtiliser la viande ? Il va attaquer Henri et le tuer, simplement. Le problème, c’est qu’Henri gardait en réalité la viande de tout un groupe partie en chasse. Ceux-ci, mécontents, décident de venger leur camarade en prenant la vie de son agresseur. Jean-Marc a cependant aussi des amis, qui ne vont pas le laisser seul. Et ainsi va se créer une bataille, une petite guerre. La question est, pourquoi avoir été violent ? Pourquoi tout de suite les armes ? »

Je regarde du coin de mes lunettes ma nouvelle élève, et souris. Voyons ce qu’elle vaut. Analysons-là…

« Mademoiselle Jeungo, essayez donc d’y répondre ! Il n’y a pas de mauvaises réponses. Oh, et pendant que nous y sommes, si vous voulez placer un commentaire sur la guerre, allez-y. »


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Jeungo Iseul
Élève de la filière de littérature

Lun 11 Mai - 1:05
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Pendant quelques secondes, la personne en face de moi ne répondait pas. Je cédais presque à la panique en observant son corps immobile, quand il me lança un espèce de sourire mal-à-l'aise. J'avais dû tomber sur un membre du personnel, ou encore pire, un élève qui faisait plus que son âge ? Ca m'étonnerait, les élèves n'ont pas le droit de porter des lunettes noires dans l'enceinte de l'établissement. Il s'agissait forcément d'un professeur, et d'un qui prenait un sacré moment à répondre... Quand soudain il se leva.

Je ne crains pour toi que tu aies trouvée ta classe du premier coup ! Et dès lors, ou bien tu crois au hasard, ou bien tu as une sorte de Dieu voir Destin qui veille sur toi. Enfin, trêve de blabla inutile, bienvenue pour ton premier cours de philosophie, mon nom est Saino S-H-I-S-O-K-A ! Tu es nouvelle, si je ne m’abuse ? Installe-toi, je t’en prie.

Ironie du sort, j'avais écorché le nom du bon professeur... Heureusement pour moi qu'il ne l'a pas mal pris, je me rappellerai de son nom désormais. Je répondais à sa question en me présentant en quelques mots avant de m'installer à une table au premier rang, et il se rassit après moi. La sonnerie retentit à ce moment-là, et arriva dans la salle une quinzaine d'élèves, qui s'apparentait d'avantage à une centaine pour la petite nouvelle que j'étais. Tout le monde s'assit, et le professeur ferma la porte.

J'étais habituée à ces grandes salles de classe où on empilait les élèves et où le respect envers le prof était absolument inexistant, je m'attendais donc à ce même genre d'ambiance malgré la quantité réduite d'élèves... Mais dès lors que mr. Shisoka se retourne vers la classe, plus aucun son ne sort de la bouche de mes camarades.

Le grand homme distribua à tout le monde un polycopié, et devant mon regard interrogatif, il m'expliqua la raison de cette distribution. Il semblerait que cette feuille représente une synthèse du cours, avant même qu'il ne le donne. Apparemment, il ne sera même pas nécessaire de relire la feuille pour des raisons obscures d'observations ou quelque chose comme ça, je dois dire que ça faisait beaucoup trop d'informations pour moi... Il se déplaça ensuite vers le tableau, se plaça devant, et observa la classe quelques secondes. Tout le monde autour de moi avait l'air excité par ce que ce monsieur avait à dire, mais étant donné de notre première rencontre, je restais sceptique quant à son enseignement.

Ce cours-ci, nous allons parler d’un sujet qui nous concerne tous, et nous concernera peut-être de très près bientôt : la guerre. D’où vient-elle ? Que nous apporte-t-elle ? Y’a-t-il des guerres justes ? Pourquoi faire la guerre ? Revenons à ses origines pour le découvrir… Quelques années après les premiers hommes, un homme que nous allons surnommer Jean-Marc désire s’approprier les tonnes de viandes que s’est attribué un autre homme, surnommé ici Henri.

Je gloussai légèrement en entendant les noms donnez par le professeur. Il avait une pédagogie très particulière, et absolument pas déplaisante. De plus, chaque personne autour de la salle semblait intéressé par ses propos. Cet homme savait ce qu'il faisait, il était désormais à moi d'accepter ses méthodes et de les suivre, ou au contraire de jouer la carte de la provocation pour me démarquer. Enfin, c'est ce que je me disais. Dans la réalité, il était beaucoup trop compliqué pour moi d'essayer de me démarquer d'une manière ou d'une autre...

Comment Jean-Marc va-t-il s’y prendre pour subtiliser la viande ? Il va attaquer Henri et le tuer, simplement. Le problème, c’est qu’Henri gardait en réalité la viande de tout un groupe partie en chasse. Ceux-ci, mécontents, décident de venger leur camarade en prenant la vie de son agresseur. Jean-Marc a cependant aussi des amis, qui ne vont pas le laisser seul. Et ainsi va se créer une bataille, une petite guerre. La question est, pourquoi avoir été violent ? Pourquoi tout de suite les armes ?

Je me perdais quelque peu dans mes pensées pendant que le professeur déversait ses paroles sur la classe affamée, quand je vis qu'il me regardait du coin des yeux. Son sourire narquois me disait qu'il n'allait pas m'épargner, et rien qu'à le regarder, un espèce de mal de tête immense m'envahit.

Mademoiselle Jeungo, essayez donc d’y répondre ! Il n’y a pas de mauvaises réponses. Oh, et pendant que nous y sommes, si vous voulez placer un commentaire sur la guerre, allez-y.

Et voilà, qu'est-ce que je disais... Ca tombe forcément sur la nouvelle, c'était évident. La guerre cependant n'était pas un de mes sujets préférés. D'un côté, j'avais envie de jouer à l'idiote et de répondre que je ne savais pas, mais de l'autre... Ce professeur m'intriguait, et me donnait envie de m'exprimer et de faire avancer le débat par tous les moyens. Je me levai brusquement, sans même me demandait quelles étaient les coutumes de cette école lors d'une prise de parole.

Eh bien monsieur... Votre définition de la guerre, dans un premier temps, me semble quelque peu faible. Tout d'abord, il aurait fallu établir le niveau de conscience de... Jean-Marc, je ne pus empêcher un rictus au coin de mes lèvres, au moment où il prit les armes. Effectivement, d'après le déterminisme, la guerre ne peut être empêchée: les hommes ne sont pas responsables de leurs actes ni de la guerre, ils obéiraient plutôt à une volonté aveugle face à laquelle ils ne peuvent rien faire. Cependant, l'avis des philosophes de la liberté est plutôt de dire que l'homme est responsable de ses choix, et donc de la guerre. Je suppose que dans le cas de Jean-Marc, on considère qu'il est responsable.
Nous pouvons alors considérer la théorie biologique. L'espèce humaine est avant tout une espèce animale, et, dans le cas de Jean-Marc, les raisons qui lui donnent envie de cette... Viande, semblent être principalement la faim, et quelque part la jalousie ou l'envie. Il en revient donc de l'instinct animal de survie. Jean-Marc a faim, Henri a la nourriture que Jean-Marc veut, le seul moyen de l'obtenir est alors le plus violent. D'un autre côté, ce genre de raisonnement n'est valable que dans des temps reculés. N'est-ce pas pour ce genre de raisn que nous avons créé la monnaie ? Jean-Marc a faim, Henri a la nourriture que Jean-Marc veut, Jean-Marc la lui achète. Là où réside la complexité est qu'aujourd'hui, la guerre tourne autour de cette monnaie que nous avons créée pour l'éviter lors de cas comme celui-ci. Quelque part, je suppose que ça nous montre l'animalisme de l'être humain, comme le disait Hegel, "la guerre préserve la santé morale des peuples".

Je me rassis et regardai autour de moi, avant de rougir brusquement. Comment ai-je pu dire tout ça d'une traite ? De plus, mon raisonnement devait être tellement mal construit... Enoncer des idées dans le vent, sans aucun ordre logique, ce n'était pas mon habitude... Et je devais avoir dit tellement de bêtises ! Paniquée, je poussais un léger "Désolée..." avant de me taire, je l'espère, jusqu'à la fin du cours au moins. Ce professeur, par ses méthodes inhabituelles, commençait à me faire agir bizarrement, et même si il m'intriguait, je n'aimais pas vraiment ça.

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Saino Shisoka

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Jeu 14 Mai - 16:13
Désolée ? Et de quoi ? Jeungo a répondu de manière complète à ma question, en évoquant moult raisons à l’origine de la guerre : le déterminisme, le libéralisme… Elle parle même de la constitution biologique de l’homme, en développant par la même le plus d’argument possible. Certes, comme elle le dit, le lien entre les différents éléments n’est pas parfait, mais elle est justement là pour apprendre après tout. Je note intérieurement qu’elle n’a pas l’air très sure d’elle malgré une réponse assez spontanée et intelligente, et qu’elle semble avoir des difficultés avec l’ordonnance de ses propos. Le deuxième point peut-être assez vite corrigé, le premier prendre beaucoup plus de temps cependant. Peut-être toute l’année, c’est dire à quel point cela va être fastidieux. Le résultat final va, cependant, entièrement dépendre d’elle.

« -Et bien, je ne m’attendais pas à une telle argumentation à l’oral ! C’est excellent, et même si ça avait été médiocre, tu n’as pas à t’excuser, tu es là pour apprendre. Tiens, pour corriger ton petit défaut de mise en place des arguments, j’ai une technique pour toi. Premièrement, ferme les yeux, prends le temps de réfléchir, et représente dans ta tête un lieu que tu aimes. Imagine qu’en son centre se trouve un tableau blanc, des marqueurs, et qu’il te suffit de faire le plan général de ce que tu vas dire grâce à cela. Est-ce que quelqu’un a quelque chose à ajouter, ou à contredire ? »

Les élèves que j’avais depuis quelques temps désormais semblaient totalement dépassés par ce que venait de dire la demoiselle. Heureusement pour eux, je leur ai donné deux trois conseils assez intéressants pour surpasser ce stade, à savoir se lancer lorsqu’on stresse immensément, et improviser le développement de l’idée afin que ce que l’on pense sorte forcément en premier lieu. C’est Enriko, l’un des plus timides de la classe, qui ose pourtant parler le premier.

« -Et bien… Déjà, c’est assez impressionnant de voir tout ce que tu sais sur le sujet. Personnellement, je sais que dans certaines religions, on parle du « péché originel », et dans celui-ci comporterait justement la guerre. Biologiquement parlant, l’homme est né avec la guerre, c’est sa façon d’arriver à ce qu’il désire lorsque la diplomatie n’arrive pas à ses fins. Mais vous n’avez introduit la guerre que par le biais de l’exemple des hommes des cavernes, donc comme l’a dit… Jeungo, il faudrait s’intéresser aux hommes du 21ème siècle. »

Il rougit après avoir fini son explication, ce qui donne un petit sourire à bon nombre de ses camarades. Toussant un coup, je me remets à parler.

« -Très bonne intervention également Enriko. L’évolution laisse penser à une amélioration de l’espèce, afin que cette dernière puisse survivre et s’adapter à son milieu. Dès lors, on pourrait supposer qu’en tant qu’espèce intelligente, nous pourrions nous passer de la guerre et désormais raisonner de manière à trouver un terrain d’entente. Or, malgré cela, dans le continent Africain, ou même quelques années avant en 14 et 39, nous avons eu l’occasion d’assister à de nombreuses guerres. Alors, peut-on considérer que les guerres sont nécessaires ? Les guerres peuvent-elles être justes ? Certains philosophes réalistes répondront que oui, du moment qu’elle poursuit le bien commun. Cependant, ce bien commun ne change pas le fait que les adversaires tentent simplement de se défendre. Pour situer une autre idée de guerre qui se veut juste, plus anciennement, le général Sun Tzu a écrit le livre « l’art de la guerre », dans lequel il exprime qu’une guerre n’est gagnée que si personne, dans les deux camps, ne meurt. Pour gagner cette guerre, il faut priver l’ennemi de ses ressources, de ses civils, mais sans les tuer, et connaître le terrain. Le climat, avoir un bon chef… Bref, une vision bien différente de la guerre actuelle. D’après vous, une guerre peut-elle être juste ? Sun Tzu a-t-il un type de guerre plus respectable ? »



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Dim 17 Mai - 4:21
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zèle platonicien.

Un peu perdue suite à ma prise de parole hasardeuse, je regardai le professeur dans les yeux. Il semblait m'analyser, chercher mes problèmes et quoi corriger chez moi. Je n'aimais pas du tout cette manie qu'avaient les enseignants d'essayer de changer les élèves, et ne la comprenais même pas. J'avais essayé pourtant d'accepter cela, mais le regard insistant portant sur chaque centimètre carré de mon visage m'insupportait de plus en plus.

Et bien, je ne m’attendais pas à une telle argumentation à l’oral ! C’est excellent, et même si ça avait été médiocre, tu n’as pas à t’excuser, tu es là pour apprendre. Tiens, pour corriger ton petit défaut de mise en place des arguments, j’ai une technique pour toi. Premièrement, ferme les yeux, prends le temps de réfléchir, et représente dans ta tête un lieu que tu aimes. Imagine qu’en son centre se trouve un tableau blanc, des marqueurs, et qu’il te suffit de faire le plan général de ce que tu vas dire grâce à cela. Est-ce que quelqu’un a quelque chose à ajouter, ou à contredire ?

Ses techniques pédagogiques étaient définitivement ridicules. C'était vraiment mignon cette manière qu'il avait d'essayer d'aider tout le monde, mais quelque part je me demandais si il réfléchissait vraiment à ses idées au niveau de l'organisation. Fermer les yeux ? En pleine classe ? N'aurais-je pas juste l'air de dormir ? Un lieu que j'aime, dans lequel il y a un tableau blanc ? Sur lequel j'écrirais ? Si l'Homme a développé la pensée, ce n'est pas pour qu'on écrive sur des tableaux dans nos têtes ! Je suis presque sûre d'être capable d'organiser point par point mes informations sans les écrire sur un tableau mental dans la maison de mon enfance. Mais son côté un peu gauche me faisait rire plus qu'il ne m'énervait, et même si j'avais très envie de lui déverser le flot de mes idées, je m'en gardais bien pour laisser un autre élève répondre à la question initiale.

Et bien… Déjà, c’est assez impressionnant de voir tout ce que tu sais sur le sujet. Personnellement, je sais que dans certaines religions, on parle du « péché originel », et dans celui-ci comporterait justement la guerre. Biologiquement parlant, l’homme est né avec la guerre, c’est sa façon d’arriver à ce qu’il désire lorsque la diplomatie n’arrive pas à ses fins. Mais vous n’avez introduit la guerre que par le biais de l’exemple des hommes des cavernes, donc comme l’a dit… Jeungo, il faudrait s’intéresser aux hommes du 21ème siècle.

Est-ce que c'était là une tentative de compliment ou une réelle admiration ? Je m'étais contentée de replacer les éléments que j'ai pu apprendre au cours des années, et que cette personne, dont j'ignorais le nom, devait surement connaître aussi. C'est à ce moment là que j'ai commencé à me poser une question simple, quel était le niveau général de ma classe, scolairement parlant ? Si ça se trouve, ma réponse a eu l'air pompeuse et vantarde. Si ça se trouve, j'ai eu l'air de l'intello de service qui passe sa vie à étudier et qui essaye de savoir tout sur tout. Je ne voulais plus avoir l'air d'une intello ou d'une petite fille modèle, il était inacceptable pour moi de reprendre la place dont j'ai réussi à me débarrasser. Peut-être étais-je trop attachée à cette idée d'une nouvelle vie pour savoir où en étaient les limites...

Le jeune garçon qui venait de prendre la parole rougit légèrement suite à son commentaire, et quelques gloussements se firent entendre de part et d'autre de la pièce. Pourquoi riaient-ils ? Etait-ce à cause du rougissement ? De son intervention ? Il n'y avait pas de quoi rire. Je ne comprenais toujours pas la nature et les réflexes humains, même si je faisais partie de cette espèce depuis déjà 17 ans... Le professeur toussota, ce qui remit les élèves à leurs places, avant de reprendre.

Très bonne intervention également Enriko. L’évolution laisse penser à une amélioration de l’espèce, afin que cette dernière puisse survivre et s’adapter à son milieu. Dès lors, on pourrait supposer qu’en tant qu’espèce intelligente, nous pourrions nous passer de la guerre et désormais raisonner de manière à trouver un terrain d’entente. Or, malgré cela, dans le continent Africain, ou même quelques années avant en 14 et 39, nous avons eu l’occasion d’assister à de nombreuses guerres. Alors, peut-on considérer que les guerres sont nécessaires ? Les guerres peuvent-elles être justes ? Certains philosophes réalistes répondront que oui, du moment qu’elle poursuit le bien commun. Cependant, ce bien commun ne change pas le fait que les adversaires tentent simplement de se défendre. Pour situer une autre idée de guerre qui se veut juste, plus anciennement, le général Sun Tzu a écrit le livre « l’art de la guerre », dans lequel il exprime qu’une guerre n’est gagnée que si personne, dans les deux camps, ne meurt. Pour gagner cette guerre, il faut priver l’ennemi de ses ressources, de ses civils, mais sans les tuer, et connaître le terrain. Le climat, avoir un bon chef… Bref, une vision bien différente de la guerre actuelle. D’après vous, une guerre peut-elle être juste ? Sun Tzu a-t-il un type de guerre plus respectable ?

"Dans le continent Africain"... Ses maladresses me faisaient rire, mais me rendaient terriblement mal à l'aise. Comme si les guerres étaient limitées à ce continent ! De plus, il mélangeait les lieux et les dates en passant directement aux guerres mondiales. "Les adversaires tentent simplement de se défendre" oui, mais comment savoir qui sont les adversaires ? Au final, les adversaires sont les uns comme les autres. Si le pays A combat le pays B, A sera l'adversaire de B et inversement. J'étais tellement fatiguée que l'idée même de répondre à sa question me contrariait, cependant je me devais de faire bonne impression auprès des professeurs comme des élèves. Je ne voulais pas que l'image de l'intello me colle à la peau, que faire ? Plusieurs possibilités s'offraient à moi, soit je parlais comme j'en avais l'habitude, soit je prenais un air bête pour débiter des infamies. Je pouvais aussi faire un mélange des deux, dire quelques idioties dans un discours précis ? Que faire... Je levai la main, et voyant que personne d'autre ne se lançait, pris la parole.

Lorsque nous définissons ces deux termes, la guerre est l'opposition violente de deux entités, le plus souvent des Etats, tandis qu'après de nombreux débats entre de nombreux théoriciens, il en est ressorti que la justice constitue le respect de la dignité humaine, dans son ensemble. Pour évaluer la justice d'une guerre, un moyen assez efficace serait de suivre le schéma de St Augustin divisé en trois parties: "le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre". Globalement, le droit de la guerre stipule que pour être jugée juste, une guerre doit être fondée sur une juste cause, découler de bonnes intentions et être utilisée en dernier recours; le droit dans la guerre estime que les combattants doivent différencier les forces combattantes et les civils afin de ne pas tuer d'innocents; et le droit d'après la guerre exige que la guerre cesse lorsque les objectifs sont atteints. Combien de guerres ont-elles respectées ces conditions, ainsi que celles que je n'ai pas énoncées ? C'est un point de vue, mais fondamentalement, est-ce de la justice que de faire s'entretuer des soldats, qui sont le plus souvent des civils à la base, pour des causes qui les dépassent ? Quant à Sun Tzu, le type de guerre dont il parle peut définir plusieurs types en réalité. "Personne ne meurt" peut autant dire que la violence est présente mais la mort n'est pas à la clé, comme les tortures par exemple, ou bien que la guerre est faite par la parole et les idées. Dans le premier cas, cette guerre ne respecte pas plus la dignité humaine qu'une autre, mais il est évident que le deuxième cas serait une solution idéale pour ne pas mettre en danger les populations. On en revient là à la question de la biologie de l'être humain, qui, animalement, ressent un besoin de violence découlant de la colère qu'il ressent."

Je me rassis après mon petit discours, qui, encore une fois, avait été beaucoup plus long que ce que je ne voulais qu'il soit. J'étais beaucoup trop exposée au regard des autres, et ça me faisait de plus en plus de mal. J'avais essayé de placer des bêtises dans ma tirade, mais la chose la plus hasardeuse que j'y avais inséré volontairement était l'idée de la guerre par la pensée alors que le professeur avait bien expliqué que ce n'était pas dont il était question. Je décidai de mettre plus ou moins mon cerveau en veille pendant le reste du cours, afin de ne pas trop me faire remarquer. Le professeur ne me réinterrogerait surement pas après ces deux explications, de toute manière.

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Anonyme
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