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FERMETURE DE YUUKOU

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Tabula rasa et… Oh puis laisse tomber ! -Feat Ryuu
Je suis un professeur
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Saino Shisoka

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Sam 3 Jan - 19:21
J’adore donner cours. C’est tout, c’est aussi simple que ça. J’adore raconter les histoires de ces éminents philosophes qui ont marqué l’histoire à travers foule d’époques, débattre sur leurs idées et même partir dans des sujets tout à fait différents avec mes élèves qui se passionnent. Après tout, c’est ça, la philosophie. Faire abstraction de toutes nos pensées établies, aussi bien dans la manière de donner un cours, afin que chacun puisse se créer sa propre idée sur toutes choses. Pendant toute l’heure de ce cours, je leur ai demandé ce qui les passionnait, ce dont il rêvait pour leur vie future, et pourquoi se sentaient-ils attirés par ce futur-ci. Les réponses étaient diverses, mais pas très étonnantes, certes. Les parent avaient déjà prévu pour eux, ou alors c’était comme cela de génération en génération, par revanche, voir par défi, ou encore certains par passion. Comme c’était un sujet qui incite vivement à parler entre amis, je les ai laissé parler entre eux quelques temps, puis me vint une idée lumineuse.

« -Hey, dîtes moi… Si vous deviez citer la chose qui, pour vous, serait le plus modèle de passion dans l’école, laquelle serait-ce ? »

Un tour de table, vite fait. La cantine fut citée en première, car « la bouffe, c’est la vie, c’est bien connu ! », suivi de près par toutes les connaissances que l’on acquiert et qui viennent nourrir notre intellect, ce qui, si on y réfléchit bien, revient à la nourriture, puisqu’il y’a le verbe nourrir dedans. Life is a big meal, ça pourrait être un bon slogan pour Fast Food, ça. Certains citèrent les copains, mais une seule réponse attira mon attention à 100%.

« -Pour moi, c’est Ryuu… Ce… C’est vrai quoi ! Ce mec est méga cool ! Il est membre du conseil des élèves, et fait quasi tout dedans ! Il est chef du club d’escalade, il bosse à fond, c’est mon modèle ! »

Bien qu’il ait subit les railleries de ses camarades, cet élève me fit remarquer une chose importante : un ou une élève peut être une grande source de motivation, simplement dans le charisme qu’il dégage. Si je veux que tous mes élèves puissent devenir des gens capables de faire tourner la Terre dans le bon sens, comprendre comment fait ce jeune homme pour attiser le respect de ses camarades, et qu’est-ce qui le pousse autant à s’investir. Comment fait-il pour ne jamais abandonner, pour toujours se relever ? Je devais trouver le moyen d’analyser tout ceci et d’en apprendre plus sur lui. N’importe quel détail pouvait me conduire jusqu’à la vérité escomptée.

J’avais une heure de fourche, donc je suis allé squatter la salle des profs, ce qui est rare (il faudra qu’on m’explique l’intérêt de rester dans une salle surchauffée où se mélangent les différentes sueurs des profs, et où ces derniers racontent leurs dernières misères), afin de jeter un coup d’œil au dossier que certains profs ont créé contenant des notes sur les élèves. R… Ry… Ryuu ! Sur la double page qui lui était dédiée se trouvait en premier lieu une photo de lui. Un magnifique garçon, pour ne pas dire à la limite du top modèle. Enfin, cela, c’est une affaire de goût bien sûr… Plusieurs annotations banales étaient écrites dans diverses couleurs. Un arc-en-ciel de style d’écriture. Mais que du banale quand même. Enfin, du bon : énormément de bons points, élève très agréable, participe beaucoup… Bouarf, faut croire qu’il ne fallait rien attendre des autres professeurs. L’atmosphère était si étouffante dans ce fourneau infernal que je n’ai même pas entendu qu’un des enseignants m’appelait depuis une bonne dizaine de minutes. Quelle patience, en tout cas ! Il vint finalement à moi et jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule, pour me bombarder de questions, auxquelles je répondais au tac au tac. « Qu’est-ce que tu regardes ? -Le dossier des élèves. Ah oui, tu t’intéresses à Ryuu, c’est ça ? –Yep. C’est un super élève ! –Je vois ça. Il en faudrait plusieurs comme lui, tu penses pas ? –Si, bien sûr. » Il ne me posa qu’une seule question qui méritait cette intervention.

« -Tiens, il y’a une réunion à la dernière heure de cours pour régler certains points, entre membres du conseil et professeurs. Tu veux m’y remplacer ? tu pourrais l’apercevoir, comme ça ! »

Bien que sa stratégie pour sécher la réunion était plus visible que l’abstraction des sentiments d’un stoïcien, nous y gagnions tous deux un avantage, alors pourquoi pas. J’ai accepté, et il m’a tendu un petit dossier.

«- Voilà les thèmes à aborder et tout ce qui s’y rapporte. Bon, tu n’auras pas le temps de tout préparer pour cette fois, il te reste que 25 minutes, mais tu peux te contenter de regarder et… »

Sans le couper, je me suis assis et ai commencé à lire et écrire en même temps.

« -25 minutes ? Amplement suffisant. »
Féminité sacrifiée pour cacher son secret. Ne vous fiez pas aux apparences.
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Ryuu Rose Callyum
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Lun 12 Jan - 21:42


O
ui, bon, il faut dire qu'elle n'était pas du matin, mais peut-on le lui reprocher ? Moi, je ne pense pas, mais moi, qui suis-je ? La simple narratrice, je n'ai aucun jugement à donner, je dois juste vous raconter ce que je vois, ce que j'entends. Laissez-moi alors, vous compter sa vie, celle de Ryuu.

R
evenons-en donc à ce que je disais... Elle n'est pas du matin, comme 70% de la population, peut-être même plus, j'en sais rien en fait...Ce que je sais, c'est qu'elle commence mal la journée et ça, elle l'a compris quand son pied embrassa l'angle de son lit avec un telle passion...Que ça lui arracha un gémissement de...DOULEUR ! Et non, elle n'est pas sado maso, dommage hein ?! Coquinou !

M
ême pas 5 minutes éveillée, qu'elle rage déjà dans sa barbe inexistante. Elle se traîna dans la salle de bains, effectua son rituel matinal, à savoir, se laver, bander sa poitrine, se coiffer... Ou pas en fait, un bonnet et voilà.

E
lle ne fait jamais trop d'effort esthétiquement parlant, du moment qu'elle ressemble à un mec... Sa réputation lui avait même précédé. Une rumeur circule dans l'école. Elle aurait soit disant tourné un film porno avec un élève du nom de...Kentruc. Caleb... Caleb Kent. Une espèce de punkette qui passe ses journées à se contempler. Ryuu appelle ça l'auto suffisance. S'il pouvait s'épouser lui-même, se faire l'amour, il serait sûrement le plus heureux du monde. Bon après, avouons le, il est du genre bien gauler (il a la gaule?), musclé à souhait, sans tomber dans l'abus. Bref, parait-il, qu'elle, en tant qu'homme, aurait tourné un porno en sa compagnie et celles de quelques demoiselles couvertes de maquillages et de plastiques. Dans un sens, cette rumeur lui rend service, elle affirme que Ryuu ressemble bien à un mec... Et pourtant, s'ils savaient !

L
a rose, une fois prête, s'empara de son sac de cours, le jeta virilement sur ses épaules et s'aventura dans les rues de l'île Sakura, jusqu'au port pour embarquer à bord de la navette en direction de l'île Yuugen où se trouve l'école si réputée et pourtant méconnue...

U
ne fois dans l'école, le portail franchi, elle pu constater quelques regards, parfois habituels, d'autres moins, c'est sûr, un truc clochait, elle avait pourtant rien oublié à sa transformation masculine... Dans tous les cas, il fallait qu'elle se rende à la vie scolaire pour récupérer quelques dossiers puis qu'elle aille en salle de réunion, parce que, SURPRISE ! Elle a rendez-vous avec quelques professeurs et membres du conseil. Ahhh, qu'elle est dure la vie de membre du personnel des élèves...

U
ne fois les documents récupérés, elle se glissa dans une des salles de réunion et posa son sac sur la table, profitant que la pièce soit encore vide pour réajuster ses bandes et s'étaler sur une chaise des chaises disposées dans la salle. La salle était aménagée de façon à ce que tous les membres conviés aux réunions puissent se voir en face à face, les tables en U, pratique pour fixer dans les yeux un prof et lui faire comprendre qu'on n'est pas content ! C'est plus efficace que de gueuler « Pas content, pas content, pas content » à la « mission Cléopâtre »...





En garçonEn filleEn fille 2

Un corps, pour deux visages. Quand on est obligé de cacher sa féminité,
de s'habiller et se faire passer pour un mec à Yuukou,
pour garder un secret.
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Saino Shisoka

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Mar 13 Jan - 23:52
Eeeeeet… Fini ! De ma main gauche, je tasse le petit dossier pour lui donner un semblant d’ordre logique, de la droite, j’essuie les gouttes de sueur qui ont commencé à perler en-dessous de la racine de mes cheveux il y’a bien dix minutes, pour les voir atterrir dans un café qui semble être là depuis un bon moment, attendant patiemment son propriétaire. Bordel de putain de sale, voilà pourquoi je la déteste ! C’est un foutoir monstre, et il fait étouffant ! Quand je pense que ces mêmes profs osent reprocher aux élèves leur manque d’organisation… D’ailleurs, j’ai bien failli arrêter quand j’ai entendu un prof hurler de sa voix rauque qu’une rumeur, oui oui, les profs adorent traîner auprès des rumeurs, tels des vautours, que ce Ryuu aurait tourné un film porno avec un… Kebab ? Ou un nom du genre, ainsi que fait de la télé-réalité. Faut pas être Descartes pour douter de la véracité de ces blablas d’élèves qui ne valent rien, il est assez beau garçon pour être mannequin, mais pas dans la carrure d’un acteur porno, et pas assez stupide pour faire de la télé-réalité non plus, heureusement.

Il me reste un cours avant la réunion. Pour me booster le plus possible afin que cette future rencontre, qui jouera un rôle essentiel à n’en pas douter, se passe au mieux, donner un cours passionnant est la meilleure des solutions envisageables. Zigzagant entre les élèves qui déambulent dans les couloirs, j’arrive enfin à ma salle de classe, sous le regard de mes élèves qui, visiblement, m’attendaient avec impatience. Je m’assoie sur mon bureau, en les fixant tous un par un, et en demandant lentement s’ils avaient la moindre petite idée de ce que je pense de leurs interros. Voyant leur malaise face à ce comportement inattendu, je souri, relève mes lunettes, et me dresse d’un bon pour hurler qu’ils sont tous très bons. Leurs yeux pétillent face à cette réponse, et une fierté immense m’atteint. Je distribue les interrogations, que je personnalise pour chaque élève, et écoutant leurs éclats de joie retenu entre leurs dents en fredonnant leurs notes. J’ai l’impression de voir un feu d’artifice d’élèves pétillants. Comment un professeur pourrait-il être plus fier de lui ? Les laissant profiter de leur succès triomphant, afin de savourer cette gloire méritée, je jette un coup d’œil par la fenêtre pour contempler les nuages. Senseï… Si je continue dans cette voie, vais-je réussir là où tout le monde a échoué ? Vais-je réussir à changer le monde, et à le sauver de son hypocrisie ? Ce Ryuu est-il vraiment la clé que je recherche pour y parvenir ? Dans ces cas-là, je m’enferme dans mon monde pour réfléchir en temps normal, mais pas le temps de papoter, mes « petits disciples » attendent.

Comme j’ai pensé à lui un peu plus tôt, je décide de leur faire un cours sur Descartes, un des philosophes que je trouve le plus drôle, tout en lui vouant une certaine admiration pour son raisonnement qui peut sembler totalement incroyable aux premiers abords. Ainsi, je leur distribue un résumé de ce que je m’apprête à dire, qu’ils rangent avec leurs affaires, et ils m’écoutent, en me fixant de leurs petits yeux passionnés. Je leur compte alors les aventures de Descartes, le fait que l’Eglise contrôlait tout à cette époque, qu’elle avait déjà eu raison de Galilée, et que celui ou celle qui oserait douter de la parole de Dieu serait exécuter. Et là, je replonge avec eux à cette époque. Nous voyons ensemble un homme, Descartes, que je présente en ancêtre des trolls d’Internet des temps modernes, qui fait un énorme pied de nez aux menaces de l’Eglise. Premièrement, il met en place le doute général : il doute de tout. Le monde existe-t-il bien comme cela ? Est-ce qu’il ne rêve pas ? Qu’est ce qui existe en réalité ? Une seule chose : le doute lui-même. Ainsi, si Dieu est si parfait, il ne peut pas avoir de lien avec un défaut tel que le doute, car il ne serait plus aussi omnipotent dans ce cas. Descartes 1- Religion 0 ! Je continue mon cours avec une fougue que je n’avais jamais ressentie auparavant, comme si… Comme si ma vie prenait un tournant nouveau, sortant de la masse brumeuse qui l’enveloppait depuis mes deux ou trois ans. Descartes qui se préluche dans son lit, à poil, tout en admettant qu’en rêve, seul les mathématiques restent inchangées, et donc deviennent des choses réelles dont on ne peut douter, fait bien rire mes élèves, surtout avec la ridicule question du « Qui fait des maths en dormant ? ». Cependant, l’heure passe tellement vite que je n’ai pas pensé à arrêter un peu avant pour leur demander s’ils avaient des questions pour le moment.

« -Notez toutes vos questions sur une feuille, j’y répondrais au prochain cours ! Passez une bonne journée, et un bon week-end ! »

« Merci m’sieur ! Votre cours était encore mieux que les autres fois ! »

Je me suis surpris à rougir, et à ressentir un immense sentiment de plaisir. Mais pas le temps de s’extasier, il fallait foncer à la réunion. Pressant le pas, sur de moi, je m’avançais dans une posture imposante jusqu’à la porte. Seuls quelques élèves étaient là, dont Ryuu, qui devait certainement être harcelé de questions en tout genre. Je lance un « Bonjour bonjour » des plus naturels, bien que ma voix me semblait un peu plus grave que d’habitude, et fais semblant de jeter un regard à l’ensemble des étudiants, en ne regardant que ma « cible » derrière mes lunettes noires. Y’a pas à dire, il est plus canon en vrai qu’en photo ! Cependant, son style décontracté lui a semblé étrange, sur le coup. Il s’attendait à une tenue plus… Modeste ? Enfin, il n’y a pas de mal à s’habiller de manière à être à l’aise dans ses fringues. Histoire de marquer un premier contact simple et efficace, je me convaincs de leur demander déjà un avis bref sur les différents sujets.

«-Dans quelques instants, quand mes collègues daigneront sortir de la Prof-cave, nous allons parler des bagarres qui se passent un peu partout dans l’école entre les têtes brûlées et les sportifs, des différents menus de la cantine afin d’un moyen pour gagner en efficacité et vitesse le temps de midi, ainsi que des idées d’activités inter-scolaires pour égayer l’année. Vous en pensez quoi ? Au fait, je me présente au cas où : Saino Shisoka, professeur de philosophie. »
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Ryuu Rose Callyum
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Sam 24 Jan - 12:42


H
istoire de s'occuper pour patienter en attendant l'arrivée des autres professeurs et des autres élèves, la jeune rose avait sortie de son sac une longue bande de papier sur laquelle était imprimé un clavier de piano. Elle utilisait cet outil dès qu'elle avait 5 minutes et pas de piano à disposition pour réviser les partitions qu'elle devait apprendre pour divers exams. Une fois la bande de papier posé sur la table, elle posa son casque sur les oreilles et se mit à tapoter les fausses touches de clavier au rythme de la musique. Il était important de pouvoir reproduire une musique avec simplement les oreilles pour reconnaitre les notes, c'était selon elle, ce qui faisait un bon musicien. Évidemment, elle a d'autres critères. Beaucoup d'autres. De la personnalité. Une capacité a exprimé ses sentiments, ses émotions à travers les notes ou encore même le chant et bien d'autres. C'est vrai quoi, une musique jouée, juste pour être jouée... Quel intérêt ? C'est fade, plat, vide. Combien même la pièce serait inondée par les notes de musiques jouées en rythme, si sentiment il n'y a pas, alors musique il n'y a pas. M'enfin, ce n'est que l'avis de Ryuu après tout.

L
'heure de la réunion approchait à grand pas. Elle retira son casque, enroula sa bande de piano papier et les fourra dans son sac. Elle en sortit un carnet et un stylo pour pouvoir noter ce qui allait ressortir de cette réunion. Elle sait déjà qui allait venir. Qui allait être présent, absent, en retard... Et les membres conviés à cette réunion commençaient déjà à arriver. Quelques élèves entrèrent dans la pièce, trois pour être précise, qui saluèrent, pour certains, timidement la rose, pour d'autres avec une certaine aisance, comme si Ryuu était quelqu'un de normal. Ce qu'elle était. Mais beaucoup d'élèves la prenaient pour... Une sorte d'exemple ? Ah, c'est mignon. S'ils savaient que Ryuu était une fille... La jeune chanteuse les salua d'un geste de la main, un sourire se peignant sur les lèvres. Ils étaient suivis de près d'un adulte. Un professeur ? Surement. C'est même sûr puisqu'il ose portait une paire de lunettes dans l'enceinte de l'école. Cela ne peut être qu'un professeur. Si le règlement ne s'applique pas à certaines personnes de cette école, c'est bien aux professeurs. Ils font tout ce qu'ils veulent... Ils pourraient même coucher avec une élève dans une classe entre deux cours, que les membres du personnel n'oseraient dire quoi que ce soit. Déprimant.

L
e professeur à la chevelure blanche entra donc dans la salle en lançant un « Bonjour bonjour » . Bon, il est à l'aise au moins. Il en profita pour jeter visiblement un coup d'œil aux personnes déjà présentes. Il s'installa finalement à une des places disponibles, pile en face de la dragonne qui le fixa un petit instant. Il était grand, baraqué, plutôt classe avec ses lunettes de soleil et sa touffe de chevelu blanche. Il devait avoir un certain succès auprès de ses élèves, filles comme garçons. Il serait bi que cela ne serait pas étonnant d'ailleurs. Surement Seme. Le dominant pur et dur. Ça lui irait bien vous me direz. Mais stop les fantasmes. Ryuu posa les coudes sur la table devant elle et croisa les mains devant le bas de son visage en écoutant attentivement le professeur qui daigne enfin prendre la parole pendant que les quelques autres élèves gloussent d'excitations. Surement la première réunion du conseil pour certains.

E
h bien, très bavard ce professeur. En plus de la présentation des sujets de la réunion, il se présentait lui-même. C'est sûr maintenant, lui non plus n'a pas l'habitude des réunions de ce genre. Après tout, elle ne l'avait jamais vu. Saino Shisoka ? Elle avait déjà entendu ce nom quelques fois. Un professeur de philo plutôt réputé auprès des élèves, même des racailles. Il faut croire qu'il arrive à éveiller la curiosité et la remise en question de certains.

« Ryuu Rose Callyum, élève de la filière de musique en Licence 1, membre du conseil des élèves et gérante du club d'escalade. Enchantée » lâcha la rose. Une présentation, contre une présentation. Rien de plus normal dans un monde civilisé, même si ce dernier est malheureusement composé de cons et de mal élevés. La dragonne reprit la parole une fois de plus : « J'attendrais que tout le monde soit arrivé avant de donner mon avis et de proposer des solutions. Histoire de ne pas me répéter plusieurs fois... » Après tout, il n'y a rien de plus agaçant que de répéter deux fois la même chose, en moins de 10 minutes. La jeune femme attrapa son stylo et entama donc quelques dessins de pikapoulpes sur son carnet en attendant les derniers arrivants.



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Saino Shisoka

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Mar 27 Jan - 22:11
En jetant deux trois coups d’œil par-ci par-là, il était aisé de remarquer que les autres élèves jetaient souvent des regards discrets en direction de Ryuu. Ce jeune homme dégagerait, dès lors un charisme impressionnant. Cela s’explique surement du fait que, dans toutes ses activités, monsieur est le chef, voire pas loin, et semble ne pas peser ses mots, ce qui n’est pas plus mal. C’est en les voyants tous ainsi que je me disais qu’être élève dans une école normale, ça devait être chouette, tout de même. Bon, certes, il peut y avoir bon nombre de devoirs, mais au moins, eux ne couraient pas à travers un champ de mines, une mitraillette à la main avec comme seul espoir de survie la chance. Et puis, ils semblaient avoir un bon exemple à suivre.

Quelques instants après ce bref dialogue, tout le monde est arrivé. Enfin, je veux dire qu’il était inutile d’attendre les autres préposés à venir ici, ce que semble avoir deviné depuis des lustres l’élégant garçon, qui soupire doucement, de manière presque féminine. Enfin, ça doit-être mon imagination. En tous les cas, cette réunion s’annonce des plus compliquées : quelques élèves qui semblent n’être ici que parce que « c’est trop cool d’être avec ses copains », et même les profs tiraient une gueule de 20 mètres de long. Tient, c’est le cadre rêvé pour voir ce que vaut vraiment cet étudiant dit « model ». J’annonce l’entrée de la réunion en présentant les sujets de cette dernière. Le premier est les bagarres entre les différents groupes d’élèves, et pour donner une chance de parler à chacun, je décide de diriger les idées vers les élèves les plus discrets, dont le je m’en foutisme est voyant à des kilomètres puisque leurs réponses sont « Euuuh. Baaaaaah je sais pas moiiii… » résumant bien leur avis sur la situation. Ryuu semble autant désespéré que moi, bien qu’il ne laisse rien paraitre. Serait-ce mon intuition qui me dit ça ? Enfin, il prend la parole, et à ma surprise générale, tous les élèves se tournent vers lui, et l’écoutent attentivement. Le beau mannequin parle avec une aisance quasi déconcertante qui me mettrait presque mal à l’aise. Derrière mes lunettes noires, je continu d’observer ce Socrate en herbe, tel Platon, et cherche cette faculté qui fait de lui cet habile orateur. Si ce n’est aucune figure de style digne des rhétoriques les plus remarquables, je parierai que c’est sa passion qui fait que son discours est si éloquent.

Il n’y a pas à dire, je suis impressionné. Grâce à mon air froid naturel, je pense ne rien laisser paraître, mais je dois avouer être fier de me retrouver face à lui. Il est la clé qui me permettra de faire des élèves des gens droits, qui se battent pour leurs rêves, et qui feront tourner la Terre plus rond. Le remerciant pour son intervention qui régla le problème, j’invite l’assemblée à passer au thème suivant, lorsque, du coin de l’œil, j’aperçois l’un de mes collègues sur son téléphone, en train de jouer à Candy Crush. Ça me met hors de moi. Comment un prof peut-il se foutre autant de ses élèves ? C’est une réunion sérieuse, bordel. Je fais claquer mes mains sur la table d’un coup sec et regarde le professeur droit dans les yeux.

« Ecoutez-moi bien, cher collègue. Si pour vous, passer votre niveau de Candy Crush est plus important que de régler les problèmes et envies des élèves, et bien je vous prierais de lever votre cul de cette chaise et de vous casser dans les cinq prochaines secondes. Si ce n’est pas le cas, faites-moi le plaisir de ranger ce téléphone et de participer un minimum. Ce n’est pas parce vous êtes prof que vous devez avoir des privilèges par rapports aux autres élèves, me suis-je bien fais comprendre ? Merci. »

En marmonnant dans sa barbe, pendant qu’il range son téléphone, j’entends l’homme d’âge moyen se plaindre du fait que je porte des lunettes de soleil. Je fais craquer les os de ma nuque, par réflexes, et soupire.

« Si je porte ces lunettes, voyez-vous, c’est pour que mes élèves s’attache à ce que je suis, pas à ce que je ressemble. Je ne veux pas que mes élèves s’affectionnent à mon physique. Je pourrais être un poulpe, ça reviendrais au même. »

Remontant ma paire de lunette grâce à mon majeur, comme à mon habitude, j’adresse un léger sourire aux élèves ici rassemblés. Je m’excuse alors pour cette perte de temps, et les prie de bien vouloir passer aux sujets suivants.


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
« Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.  » -Platon
« On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie. » -Sénèque
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Ryuu Rose Callyum
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Mar 27 Jan - 22:49


E
t bien voilà un professeur qui à la tête sur les épaules, tant mieux me dirait vous. Cette dernière n'est pas supposée être à ses pieds et servir de ballon de foot, néanmoins, c'est à se demander si ce n'est pas ce que font la plupart des professeurs de ce triste monde. Ne voyant pour beaucoup, que leur petite personne, leurs petits problèmes, en oubliant que l'adolescence est le moment où un être humain se forge, le moment ou sa personnalité se fixe, dirons-nous. Il est plus important de prendre soin de ces petits trésors qui peuvent rapidement devenir de vrais poisons si trop délaissés, ils sont.

R
yuu croisa les bras sur sa poitrine, transformée en torse pour la journée, laissant ses fiches de notes devant son nez pour les lire tranquillement pendant que le professeur de philosophie s'évertuer à reprendre le professeur glandeur au fond de la salle, trop occupé à passer son pauvre niveau 10 sur candy crush, laissant une claire vision de ce qui devait se trouver dans la tête de ce dernier : rien. La jeune femme jusqu'à présent concentré, elle fut tirée de ses pensées par de simples mots balancés par le philosophe : « Je pourrais être un poulpe, ça reviendrait au même. » ... La rose leva le regard vers l'adulte en retenant tant bien que mal un fou rire, laissant échapper néanmoins quelques ricanements dans sa barbe invisible. Elle l'aimait bien, rien que pour cette simple phrase. Un poulpe, hein ?! Elle se redressa, attrapa son sac et en sortie son porte clé. Porte clé en forme de poulpe bleu tout mignon. Elle attrapa le scotch, un morceau de papier, gribouilla le nom du professeur sur ce dernier, le scotcha sur le poulpe avant de le mettre au milieu des tables.

« Maintenant que cette chose est réglée et que notre professeur de philosophie est devenu un poulpe, souhaitons-lui une bonne et longue vie et rappelons lui que la pratique du hentai tentacule est interdite dans l'enceinte de l'école. Aussi, reprenons où nous nous étions arrêtés. » Elle resta debout et fixa les personnes présentes dans la salle une à une toute en reprenant la parole. « Le second point que nous devons à tout prix éclaircir aujourd'hui, c'est le service de la cantine. Il n'est ni adapté aux membres personnel, que ce soit pour les professeurs, les surveillants ou les cuisiniers et serveurs, ni pour les élèves. Il faut donc revoir l'installation et l'organisation de ce dernier. Vous avez sans doute déjà entendu parler de ces restaurants avec buffet à volonté. Vous payez, puis vous vous servez autant que vous le voulez, parmi les plats présents sur des buffets disposés à travers la pièce. Je pense qu'établir un système de ce genre de notre école serait une bonne chose. Non seulement les cuisiniers et les serveurs n'auraient plus à faire de mouvements répétitifs pendant de longues heures, ce qui engendre des problèmes de santé, donc des arrêts malades et pour finir, cela coûte plus cher à l'école puisqu'elle doit payer le personnel en arrêt maladie, tout en payant un remplaçant. Mais ce sera aussi plus pratique au niveau de l'organisation et du déplacement. Plus de queues de 20 m pour attraper une assiette, plus de repas mangés froids et moins de foules. Au final, cela coûterait moins cher sur le long terme malgré l'installation qui demanderait un certain coup. Il faut financer les buffets. » Une fois sa phrase terminée, elle se rassit et attrape un stylo pour saisir les avis des personnes présentes dans la salle. Rien de négatif, juste un ou deux professeurs retissant quant à l'achat des buffets. Pauvres choux, on ne va pas vous amputer sur votre salaire, le prix des buffets ! La jeune femme gribouilla sur ses fiches les avis divers des personnes présentes, puis elle reporta son attention sur le professeur de philo. « Et vous, Roi poulpe, quand pensez-vous du haut de votre trône lustré par les multiples ventouses de vos serviteurs poulpatosés ? » lui lança-t-elle en le fixant de ses yeux océans. Elle en attendait beaucoup de lui.



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Saino Shisoka

Je suis un
professeur

Dim 1 Fév - 23:15
…Plait-il ? Sur ce qui vient de se passer, il rebondit uniquement sur le fait que j’ai dit que je pourrais être un poulpe ? Bon, certes, j’avoue, ce petit porte-clés poulpe est vraiment cool. Et puis, j’aime bien le fait qu’on m’appelle Roi Poulpe et qu’on invente des semblants de mots avec « poulpe » dedans, j’adore. Mais tout de même ! En tous les cas, ses initiatives pour changer le système des repas de midi sont excellents, il n’y a pas photo. Beau garçon, très intelligent, et en plus il sait prendre des initiatives, trouver des solutions rapidement… Il semble à la limite de la perfection, au niveau scolaire du moins, c’est sans doute pour ça que de nombreux élèves l’admirent. Du moins, c’est ma théorie pour le moment. Je rehausse la tête et arque un sourcil, en affichant un sourire  moqueur.

« Hey, c’est pas drôle ! Les poulpes doivent être pris en considération avec plus de respect ! Néanmoins, je vais t’avouer que ton sens de la répartie et ta rhétorique poulpiques sont aussi développés que tes cheveux sont roses. De mon trône de grand Roi des poulpes, je pense que ton idée de buffet à volonté est excellente. Si l’école n’a pas les moyens de le financer, j’accepte de donner une grande partie de mon salaire pour aider à son financement, et aussi, nous pourrions demander aux élèves de la filière de math, en économie, de nous calculer tout cela. Je pense que ça leur ferait un bon exercice. »

J’enlève le scotch qui recouvre ma représentation de poulpe, et observe cette dernière en détail. Il faut que je pense à demander à Ryuu où a-t-il eu ce truc en plastique, c’est énorme. Ou alors, je lui rachète même. Entre amoureux des poulpes, on peut bien le faire ! Je fais la moue en espérant que mes collègues lancent le dernier sujet, mais eux semblent perdus. Tout ceci me désespère au plus haut point. Passant une main dans mes cheveux, je fais glisser le porte-clés jusqu’aux mains du jeune homme.

« Bon, pour le dernier sujet, il s’agit de faire une liste d’activités pour cette année, dans lesquelles l’ensemble de l’école participera. Bien sûr, il y’aura une journée porte ouverte, mais je suis dit qu’on pourrait faire un truc qui sorte de l’ordinaire. Dès lors, je suis prêt à défendre n’importe lequel de vos projet, du moment qu’il soit vraiment original. Des suggestions ? »

Ryuu croise les bras et semble s’interroger un instant, et à ma grande surprise, il répond à ma question quasi systématiquement, comme s’il avait deviné ça depuis le départ et faisait semblant de réfléchir uniquement pour que les autres ne se sentent pas seuls.

"Ce qu'on pourrait faire, c'est n'imposer rien à personne de bases et plutôt partir sur une activité par classe, choisie par les élèves de ces dernières. Un peu comme au japon. Chaque classe choisi une activité et transforme leur salle de classe ou plusieurs, en fonction d'un thème choisi... Il y a des salles d'hôtes, ou des salons de thés, du théâtre, des salles hantées... A la fin de cette journée porte ouverte, les visiteurs, élèves, professeurs et membres du personnel sont invités à voter pour les classes qui ont réalisé l'activité la plus appréciée et il y a également un vote pour élire le roi et la reine de l'école... "

Bordel de poulpes. Cette idée était pour le moins… Impressionnante. Les écoles japonaises ont souvent suscité mon intérêt, du fait que le cadre y est vraiment unique. Si sérieux et si décalé à la fois, s’en est déroutant. Et pourtant, c’est justement cette étrangeté qui en fait leur charme. J’applaudis, ainsi que les autres élèves et professeurs qui me suivent, le jeune garçon, qui clos magnifiquement la séance. J’ajoute que cette idée est très bonne, et que je vais y toucher plus de deux mots à notre directeur, ce qu’il semble acquiescer. Je termine dès lors cette réunion par un rapide et bref résumé, en déclarant que j’irai défendre ces idées devant le directeur. En réalité, je ne l’ai jamais vu longtemps, mais il ne doit pas être bien fantastique, cela ne sera pas bien dur de lui faire accepter ces projets.

Je pourrais laisser tout le monde partir, les laisser vaquer à leurs occupations habituelles et ne rien changer à leurs vies. Cependant, en moi se développe un sentiment de curiosité que je n’avais pas ressenti depuis… Depuis l’époque où j’apprenais la philosophie. Ce sentiment semble diriger son aura vers celle du charismatique chef des membres du conseil. Je lui faits signe de venir, discrètement, pendant que le reste du peuple va refaire sa vie. Quelles questions lui poser ? Comment faire pour ne pas risquer de l’offusquer ? Une multitude de question viennent frapper aux portes de mon subconscient, au rythme des résonances de ses pas. Une des clés pour ma quête est en jeu, la moindre erreur pourrait s’avérer fatale.

Il se tient devant moi, et derrière mes lunettes de soleil, j’en profite pour plonger mon regard dans ses beaux yeux bleus. Je pourrais rester une nuit, si pas plus, à le regarder non-stop et à me laisser porter par le courant de ce bleu océan. Néanmoins, lui n’a pas toute sa journée.

« Désolé de prendre sur ton temps, mais étant donné que je suis un nouveau prof, j’aurais quelques infos à te demander. En premier lieu, il me semble que tu es à l’académie depuis longtemps, non ? Pourrais-tu me dire si les anciens projets ont vu le jour ? Ensuite, je ne connais pas bien le Directeur. Si tu pouvais m’aiguiller sur le type de personne qu’il est, ça m’aiderait énormément. Et, troisièmement… »

Je sors dès lors le poulpe qui fut jadis scotché sauvagement à la table, en faisant un clin d’œil inutile derrière mes lunettes de soleil.

« Puis-je le garder ? »
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Ryuu Rose Callyum
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Ven 6 Fév - 13:55


E
lle était pressée, plus que ça même puisqu'elle était censée être présente à son club d'escalade depuis vingt bonnes minutes, mais que voulez-vous lui dire, à ce prof poulpatique ?! Elle attrapa son sac et fourra ses affaires dans ce dernier avant de se diriger discrètement vers le professeurs de philosophie. Elle pouvait sentir le regard de ce dernier, posé sur elle à travers ses lunettes de soleil. C'était un vicieux ? Peut-être. N'importe quelles filles s'agenouilleraient devant lui en le suppliant pour poser ne serait-ce qu'un doigt sur lui, mais ce n'était certainement pas le cas de la rose. Dans tout les cas, que lui voulait-il ? Son numéro ? Elle avait de belles fesses ? Est-il homo ?! Il va être déçu le pauvre...Ces petites questions allaient vitre être éclairé, la voix du professeur brisa le silence qui était maître des lieux.

« Désolé de prendre sur ton temps, mais étant donné que je suis un nouveau prof, j’aurais quelques infos à te demander. En premier lieu, il me semble que tu es à l’académie depuis longtemps, non ? Pourrais-tu me dire si les anciens projets ont vu le jour ? Ensuite, je ne connais pas bien le Directeur. Si tu pouvais m’aiguiller sur le type de personne qu’il est, ça m’aiderait énormément. Et, troisièmement… » Oula, oula, oullaaaaaaa, tant de questions pour la petite rose qui arqua un sourcil. Le directeur ne l'avait donc pas éclairé sur toutes ses choses ? La jeune femme posa son sac sur la table, puis elle croisa les bras. Troisièmement ? Une autre question ? Plus importante peut-être ?! Il avait l'air si sérieux... « Puis-je le garder ? » Le garder ? Le poulpe porte clé ? SON POULPE PORTE CLÉ ?! La jeune femme gonfla les yeux et détourna le regard en faisant une moue boudeuse « Gardez le, je vous le donne si vous le voulez...Parce que vous avez été actif durant cette réunion et pour vous souhaitez en quelque sorte bienvenue parmi nous. Pour répondre à vos questions... Premièrement, oui, je suis élève de Yuukou depuis pas mal d'années maintenant, je connais l'école comme ma poche. Concernant les anciens projets, seuls ceux qui ont été sollicité plusieurs fois les semaines suivants les réunions des professeurs et du conseil des élèves ont pu voir le jour et prendre place entre les murs de cette école... C'est bien dommage d'ailleurs, mais quand vous êtes le seul à booster les projets... ça ne passe pas toujours... Concernant le directeur de l'école... Il est assez particulier. Il intervient rarement, il se contente de prendre les décisions importantes et critiques à l'école et encore... Il aime observer et voir ce qu'il va se passe. Voir les décisions des élèves, leurs évolutions psychologiques et physiques, leurs évolutions aux niveaux des études... C'est un observateur qui ne choisi que des élèves en qui il a confiance. J'entends pas là, des jeunes qui même délinquant, on un énorme potentiel qu'il suffit de creuser et mettre à nue. Ce n'est qu'un point de vue personnel après...»

E
a jeune femme leva le regard vers le professeur et le regarde dans les yeux, enfin, presque. Elle rencontre plutôt ses lunettes noires. La jeune femme gonfla de nouveau les joues et attrapa les lunettes du professeur pour les lui retirer, quand on parle à quelqu'un, on le regarde dans les yeux ! Non mais ho. La rose plongea donc son regard dans les yeux, constatant qu'il avait des yeux couleurs argents, de très beaux yeux, elle comprenait pourquoi il les cachait précieusement.  « Et vous ? Vous avez quel age ? Vous venez d'où ? Pourquoi avoir intégrer le corps enseignant de Yuukou ? Et pourquoi la phylo ?»





En garçonEn filleEn fille 2

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Saino Shisoka

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Sam 14 Fév - 23:49
Quel superbe cadeau !
Si je n’obtiens pas toutes les informations que je souhaitais de la part de cet homme, au mois, je ne suis pas venu pour rien ! Ce porte-clés poulpique est de toute beauté. Fier de ma prise, j’écoute cependant d’une oreille attentive les réponses de Ryuu, qui ne se fit pas prié. Le fait qu’il est à l’école depuis longtemps ne me surprend pas vraiment. C’est même assez logique : qui serait intéressé à changer les choses dans une école où il vient à peine d’arriver ? Non, ce qui m’étonne le plus, c’est le fait qu’il se soit justement battu pour ces changements depuis toujours. Ce sentiment de se battre seul contre tous, pour faire de cette école un havre de tranquillité, le Nirvana de chaque élève, il était très proche du mien, qui veut faire du monde un endroit stable et accueillant pour les générations futures. C’est surement stupide, mais je me sens terriblement lié à lui pour cette simple raison. Quant au directeur, il ne sera pas un problème, je pense avoir cerné le genre de personnage qu’il est.

Bon, maintenant, qu’… Quoi ? Mais pourquoi retire-t-il mes lunettes ?! Si je les portes, c’est pour une bonne raison ! Hmpf, une chance que nous soyons seuls… Je fais profil bas afin de maximiser mes chances de converser avec le mannequin, et note dans ma tête la série de question qu’il vient de me poser. Mon âge, et d’où je viens ? Putain, si tu savais mon pauvre ! J’ai envie de lui répondre une phrase du genre, mais l’envie de dévoiler mon passé ne me prends vraiment. Si je peux éviter les questions superflues, tant mieux. J’espère qu’il est conscient qu’il vient de poser des questions très embarrassantes, tout de même !

«J’ai 28 ans, ce qui n’est pas bien vieux pour un prof tu me diras. Je viens… Du Japon, même si j’ai en plus du sang russe. J’ai rejoint l’académie par la méthode classique je pense, c’est-à-dire par une lettre du directeur, et en ce qui concerne la philosophie… Hum… Disons que c’est ce qui a sauvé toute ma vie. Oh, et merci pour le cadeau, je le garderai bien précieusement, et lustrerai ses tentacules matin et soir ! »

Merde ! J’ai cafouillé  pour deux réponses ! Ça ne m’étonnerait pas que l’homme à la chevelure rose se pose une série de question sur moi maintenant. Et le pire, c’est que ce serait des questions auxquelles je n’ai pas la réponse. C’est très ironique. Tout à coup, je réalise la terrible évidence : je n’ai plus rien pour retenir cet élève, et donc, plus moyen de trouver comment changer le monde. Je tente malgré tout de ne pas perdre mon sang froid, et continue de regarder le jeune homme dans les yeux, ce qui n’est pas difficile, il en a de très beau. Dès lors, que faire ? Demander à lui donner des cours particuliers ? Non, c’est un bon élève, et puis, à ce rythme, autant lui demander pour coucher avec lui ! Lui demander de m’aider à parler au directeur ? Non, je perdrais toute crédibilité… Hum, peut-être devrais-je lui dire la vérité, aussi bizarre que cela soit. Prenant mon courage à deux mains, j’inspire un bon coup, et lui demande avec mon air le plus sérieux :

« Dis-moi, jeune rose, est-ce que tu aimerais changer le monde, en bien ? »

Bordel, je sens qu’il va me prendre pour un taré de révolutionnaire…
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Ryuu Rose Callyum
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Mer 18 Fév - 19:58
2
8 ans ? Il est évident qu'il est plutôt jeune pour être un professeur... Mais quand on regarde l'académie, il est évident que les professeurs qui doivent enseigner aux étudiants des lieux ne sont obligatoires que des génies et Shizoka Sensei ne devait pas échapper à la règle, surtout si le directeur si observateur de Yuukou, a convié ce type à venir enseigner à ses précieux élèves. La jeune femme qui tâchait encore et toujours de garder une allure masculine reposa son sac sur son épaule. Elle éprouvait un certain mal à écouter les réponses du professeur tant ses yeux étaient particuliers et envoutants. D'un gris indescriptible. Elle comprenait maintenant pourquoi il gardait constamment une paire de lunettes de soleil sur le nez. La moindre de ses conversations avec une personne du sexe opposé devait tourner à la partie de jambes en l'air endiablé juste à cause de ce regard. Bon, Ryuu n'en était pas là non plus, n'exagérons rien.

A
lors comme ça, il avait du sang russe et japonais, un mélange plutôt intéressant et hors du commun. Original dès sa naissance le coquinou. Dans tous les cas, la jeune femme était contente de voir qu'il appréciait le porte clé poulpe, même s'il lui avait presque volé ! Elle méritait une invitation au restaurant...NON, encore mieux, à la fête foraine !!!

L
a jeune femme fut rapidement tirée de ses pensées par son interlocuteur qui avait abandonné son visage enfantin, heureux d'avoir gagné un porte clé poulpatique pour arborer une mine des plus sérieux. Qu'avait-il ? Une crise cardiaque du cerveau ?!

« Dis-moi, jeune rose, est-ce que tu aimerais changer le monde, en bien ? » C'était quoi cette question ? N'importe qui d'un minimum censé répondrait que oui ! Enfin, c'était le cas de Ryuu qui pencha la tête sur le côté et fit une moue, faisant mine de réfléchir avant de prendre enfin la parole. « Pas besoin d'être philosophe pour dire qu'une seule personne suffit pour changer l'histoire du monde, je veux bien être cette personne. » Cela ne pouvait que répondre à la question du professeur de philo, elle ne pouvait pas être aussi claire, mais n'oublions pas qu'un grand pouvoir demande de grandes responsabilités et qu'elle en avait assez comme ça, entre son rôle de chef des membres du conseil, gérante du club d'escalade et simplement élève de Yuukou. « Et vous alors, Sensei ?! » Elle avait bien entendu prononcé « Sensei » avec un ton ... Presque provoquant. Elle finit par rompre cet échange de regard pour marcher jusqu'à la porte, elle n'attendait pas vraiment de réponse de sa part, c'était évident que...« Je me doute que oui. ». Puis elle finit par quitter la pièce, laissant la porte ouverte derrière elle en se faufilant dans le couloir menant à l'entrée du bâtiment. Elle était claquée, une chance que sa journée se compose simplement de la réunion avec les professeurs et de la gestion de son club d'escalade. D'ailleurs, l'heure de rendez-vous était bel et bien passée. Ce n'était plus utile de s'y rencontre, le sous-gérant avait surement dû s'occuper de l'animation du club. Elle sort du bâtiment administratif et s'étire de tout son long en inspirant l'air frais. Rien de mieux.



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Saino Shisoka

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Lun 2 Mar - 23:12
Bien sûr que je souhaite changer le monde. Enfin, je vais essayer, surtout. La Terre est faite de telle sorte à ce que quelque chose de simple et évident peut sembler irréalisable. Reste à voir qui d’elle ou de moi a le plus de courage et de patience. Mais, que vois-je ? Ryuu part ? Et merde, je n’ai pas encore saisi l’essentiel ! Il manque quelque chose ! Si tout le monde veut lui ressembler, qu’est ce qui fait qu’ils n’y arrivent pas ? Est-ce juste une question de volonté ? Cela m’étonnerait fort… Mais alors quoi ? Je dois trouver un moyen de rester encore avec cet étrange phénomène, même une raison totalement stupide ! Regardant la crinière rose s’éloigner petit à petit dans l’ombre, une multitude d’idée me viennent à l’esprit, mais rien qui semble crédible. Et flûte ! J’ai beaucoup à perdre, mais autant me lancer pour avoir au moins essayé.

«-Ahem, désolé de t’importuner avec ça, mais… Voilà, en fait, ma meilleure amie souhaiterait se  mettre soit à l’escalade, soit à la… natation. Est-ce que je pourrais venir voir votre session à la salle d’escalade, histoire que je puisse lui donner mon avis ? »

Et voilà que je viens de lui balancer l’excuse la plus minable du monde. Comment je peux faire pour paraître crédible, maintenant ? Il pourrait aussi décider de porter plainte pour harcèlement, et là, bim bam boum, game over pour moi, je me fais virer, et tout serait à recommencer. Mais, est-ce encore faisable, maintenant ? Je ne suis pas un lâche, et on ne m’effraie pas facilement, cependant, le temps d’attente entre ma question et sa réponse e parurent être une éternité, pendant laquelle je ne désirais qu’une chose : m’ensevelir sous terre ou fondre et couler jusqu’en dehors de l’école, dans ces murs qui s’assombrissaient à vue d’œil à cause du stress. Une grosse bouffée d’adrénaline ? Ou juste mon cerveau qui déconne à cause de mes anciens traitements ? Un frisson parcourt ma colonne vertébrale, et une impression de lourdeur se fait ressentir dans l’atmosphère, du moins, tout autour de moi. Raaah, pourquoi est-ce si stressant de demander ça ?

Oui ? Attends… C’est un vrai oui ? Oui il accepte ? Oui il ne demande pas à en savoir plus ? Le fou, s’il avait vécu les mêmes choses que moi, il aurait couru de toutes ses forces le plus loin possible en sentant cette arnaque à plein nez ! Enfin… Il en est fini de cet enfer de doute et de crainte, et place à une petite balade dans les rues ! Après avoir quitté l’école, nous nous dirigeons vers le lieu où le jeune homme pratique l’escalade, dans une atmosphère étrangement détendu. Au point que même moi, je me sente à l’aise en sa compagnie, alors que nous n’échangeons aucun mot. La température ambiante fraîche et les doux rayons de miel du soleil qui viennent caresser notre peau y sont peut-être pour beaucoup. Les chemins qui se dressent face à nous semblent orangés, donnant une impression de renouveau, de changement. Et aussi de fraîcheur et de légèreté. Comparées aux ruelles de mon enfance, c’est tout une peinture qui éblouit mes yeux. Les tréfonds des rues japonaises ne sont pas beaux à voir : des détritus partout, jonchés de cadavres à droite à gauche. Des murs délabrés, dans lesquels résidaient des groupes, des meutes, des personnes effrayées qui se soutenaient pour paraître plus effrayantes. Des lieux connaissant ni police, ni justice, et où la vie n’est qu’une chose parmi tant d’autres. Mais c’est dans cet « enfer » que j’ai vécu, et dans lequel je me suis forgé. Et encore aujourd’hui, je ne saurais pas dire si ce fut ou non une bonne chose.

Perdu dans mes pensées, j’ai totalement oublié le jeune homme, quelques minutes du moins. Lui aussi semblait songeur, mais dans quelque chose qui semble aussi profond que les douleurs de mon passé. Une vie difficile se cacherait-elle derrière cet homme élégant ?

« Tu sembles perdu dans tes pensées ! Dis-moi, qu’est-ce qui occupe tes pensées à ce point ? »


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
« Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.  » -Platon
« On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie. » -Sénèque
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Ryuu Rose Callyum
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Mer 11 Mar - 22:02
B
on, ce qu'on peut dire, c'est que ce prof de philo était quelque peu... Collant ? Ce n'était pas pour lui faire la moral, encore heureux. Une chance aussi qu'il soit plutôt gentil, agréable à voir et qui semble plutôt ouvert, mais son excuse pour suivre la jeune rose au club d'escalade était... Pourri. De bas niveau. Lamentable. Faible. Oui, bon, on a compris. Il avait mille et une façon de découvrir l'escalade, et encore, pourquoi devait-il tester l'escalade pour sa meilleure amie ? Elle avait qu'à le faire elle-même non ?

L
a jeune femme était fatiguée, après tout, elle n'avait pas arrêté cette semaine et elle avait bien besoin de repos, se détendre un petit peu, ce qui lui arrive rarement. Elle se faufile dans la cours et la traverse, suivi de près du professeur à la chevelure argentée, puis elle entre dans le gymnase. On pouvait voir sur les murs de ce dernier, les murs d'escalades, grands, immenses. Elle jette son sac sur un banc et se frotte le visage, elle n'avait pas besoin de se changer, une chance, sinon elle aurait été partagée entre le vestiaire des filles et celui des mecs. Si elle était allée dans celui des filles, ça aurait été clairement suspect, mais dans celui des mecs, le prof aurait pu la suivre ou elle aurait pu être surprise à moitié à poil, avec une poitrine et pas de cacahuète entre les jambes. SURPRISE ! Le silence qui régnait entre les deux jeunes gens vus rapidement rompu par le professeur de phylo :

« Tu sembles perdu dans tes pensées ! Dis-moi, qu'est-ce qui occupent tes pensées à ce point ? » Ryuu tourna le regard vers son interlocuteur. Ce qui l'a préoccupé ? S'il savait. Bien des choses, parfois trop compliquer pour une seule personne, mais elle n'avait pas le choix, enfin si. Elle s'imposait juste un rythme de vie. Une petite brise d'air s'incrusta dans le bâtiment est vient caresser la nuque de la jeune femme, telle une plume glissant sur la peau blanche de la jeune chef du conseil des élèves. « Tout va bien, j'étais juste dans la lune. » Finit-elle par répondre en haussant les épaules. Elle s'empare d'un baudrier puis elle s'approche du professeur avant de glisser ses pieds dans les espaces de l'accessoire, prévu à cet effet. Elle sert l'outil autour de sa taille, puis de ses cuisses.

« Et vous alors ? Vous semblez bien silencieux. Cela doit être une sacrée bonne amie pour venir à un cours d'escalade pour elle. » Dit-elle en enfilant son propre baudrier et en s'emparant de quelques mousquetons qu'elle accroche à sa taille. « Vous n'avez jamais fait d'ascension donc ? ». L'ascension d'un mur, d'une montagne, rien n'était aussi bon. » Finit-elle par répondre en haussant les épaules. Vous demandez à votre corps de fournir un effort certain, vous souffrez, lui aussi, vous vous écorchez les doigts, les genoux contre la roche, mais vous continuez de grimper et vous ne lâchez pas prise, ne faisant finalement qu'un avec les courbes de la pierre. Le plus agréable, c'est de sentir la roche chaude et lisse glisser sous vos doigts, le moins agréable, c'est de chercher des failles pour y glisser vos doigts et prendre appuie, même si ces derniers ne font que quelques millimètres et ne vous permette d'entre que le bout du doigt.

U
n sourire vient finalement étirer les lèvres de la jeune dragonne qui leva le regard vers son élève improvisé. Aujourd'hui, il avait de la chance, elle n'allait pas avoir besoin de le faire attendre en bas du mur pendant plusieurs minutes le temps qu'elle monte en haut de ce dernier pour préparer les cordes de sécurités. Elle s'approche d'un des murs, un des plus facile, puis elle fait rapidement un noueux de huit s'accordant avec le baudrier du professeur pour l'assurer et fit de même avec la corde qu'elle glisse dans le système d'assurage qui est lui-même accrocher à son baudrier.

« Bon, le principe est simple. Là, vous êtes assuré. En aucun cas, vous grimpez sans l'être. La corde est reliée à vos mousquetons et elle est aussi reliée au système d'assurage qui est accroché sur mon baudrier, si vous tombez, le système d'assurage sera bloqué dès que je baisserais la corde vers le bas et mon poids servira à faire balancer pour vous garder à la hauteur où vous lâchez prise, c'est un travail d'équipe et de confiance. Votre vie est entre les mains de votre assureur. Le but de l'escalade n'est pas de monter un mur le plus vite possible, mais d'arriver à le gravir jusqu'au bout. Prenez votre temps, regarder les prises qui vous semblent les plus pratiques et penser à toujours répartir le poids sur vos prises. Si vous voulez faire une pause de quelques secondes ou minutes et lâcher tout, vous le dites avant de le faire. Vous vous sentez prêt ? »






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Saino Shisoka

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Lun 16 Mar - 23:28
Dans la lune ? Je ne suis pas né de la dernière pluie non plus. Je sais faire la différence entre quelqu’un ennuyé par ses problèmes et un poulpe qui s’imagine dévorer le Titanic. Je vais d’ailleurs noter cette citation dans mon carnet… Bref, suis-je la cause de cet ennui ? Ryuu est déjà bien gentil de m’avoir laissé l’accompagner après un mensonge aussi gros, j’imagine que ça doit lui peser sur le moral, et qu’il doit en avoir marre à force. J’évite sa question boomerang en faisant mine de regarder autour de moi d’une façon distraite, jusqu’à ce que le jeune mannequin en vienne au fait que je sois le représentant de « mon amie ». Hohoho, que dire ? A-t-il compris et souhaite-t-il me faire cracher le morceau ? Remarque, je ne le connais que trop peu, mais je songe que même si je lui révèle tout, il ne m’en tiendrait pas rigueur. Néanmoins, je ne désire pas qu’il imagine que je me moque de lui, alors continuer sur un pieu mensonge me semble être la meilleure option.

«-Pour faire court, disons que j’ai un service à lui rendre. »

Voilà, on n’en dit pas trop, et ça reste crédible. En plus, cette réponse sous-entend que je n’ai pas envie d’en parler, donc elle correspond parfaitement à la situation. Ceci fait, j’en profite pour analyser rapidement, et réellement cette fois, la salle dans laquelle est logé ce mur d’escalade. A mes yeux, elle ressemble à une quelconque salle de sport, à ceci près que la disposition des prises sur le mur semble être pensée de façon à faire repousser les limites naturelles que notre corps nous fixe lorsque nous escaladons. Accentuer l’effort de nos muscles sur tels passages, oser un petit saut, et j’en passe. A l’odeur, après une odeur de transpiration, je ressens à la fois cette impression de joie, de fierté, se dégageant de ce parfum enivrant s’il en est. Il est sûr qu’accomplir l’ascension d’une montagne, ou même d’un simple mur, est quelque chose d’assez impressionnant. Pour tout dire, je ne suis pas sur qu’avec mon statut de « super soldat », je sois capable de la moitié de ce que sait faire mon jeune acolyte du jour.

« -Je n’ai, en effet, jamais vraiment fait d’escalade. »

Je n’ai jamais eu vraiment l’occasion d’avoir des cours de sport sur l’escalade durant ma formation. Les seuls rudiments que nous avions à savoir étaient d’escalader rapidement un mur haut d’un peu plus de deux mètres, ou des piliers et poutres diverses, ainsi que les toits de maisons. Une question de logique également : là où j’opérais, il n’y avait pas l’ombre d’un mont. Un gain de temps évident pour notre développement militaire donc. Après, ce ne fut pas très différent dans ma jeunesse : les seuls moments où j’escaladais la moindre chose, c’était lorsque je me planquais au-dessus des armoires ou autres. Rien d’exceptionnel en gros. Cependant, sa monté au sommet du premier mur d’escalade est impressionnante. Rapide, agile, bien que ses mouvements semblent plus féminins que ce à quoi je m’attendais, il semble comme porté par une force surnaturelle. Si ça ne tenait qu’à moi, je demanderai à voir la même chose sur un véritable sommet. Cependant, redescendu de son perchoir, cet oiseau de bienveillance se transforme bien vite en celui de mauvais augure. Moi, grimper ? Sérieusement…

Bon, à première vue, ça n’a pas l’air si difficile que ça. C’est le mur le plus simple, je suis assuré, et il me donne de précieux conseil, après tout. Je retire l’extrémité de mon costard, afin d’être plus à l’aise, dépose mes lunettes sur une chaise pas très loin de nous, et enfile l’équipement de sécurité adapté. Dès lors, mon ascension débute ! Le commencement se fait sans trop de difficulté : prises courtes et facile d’accès, ne demandant pas une posture trop fatigante, donc parfaites en somme. La première difficulté vient lorsque je me retrouve face à une bonne prise, mais situé bien plus en hauteur. Pas le choix, je dois sauter ! Mais, à peine mon élan pris, je loupe l’atterrissage en positionnant mes pieds lamentablement sur l’extrême bord des prises. Je me retrouve suspendu à une prise avec ma seule main adéquate. Et autant faire une série de cinquante tractions avec une main est pour moi un jeu d’enfant, autant ici, en faire une seule sur cette prise que je maintiens du bout des doigts me semble surhumain. Heureusement, je parviens à stabiliser mes pieds sur une prise et poursuit l’escalade. En tout, je pense avoir mis trois fois plus de temps que le jeune mannequin. Décevant ? Je ne saurais pas trop quoi en penser. A mon tour, je retombe lentement sur le plancher des vaches et enlève tout cet équipement pour le remettre à son propriétaire. J’essuie mon front et envoie valser les gouttes de sueur au loin, puis enfile mon costard ainsi que mes lunettes de soleil.

« -Alors, c’était comment ? Mis à part le petit souci que j’ai eu vers le milieu, je m’en suis plutôt bien tiré, non ? En tous cas, merci pour les conseils, c’était marrant. »

Mon regard se tourne alors vers le mur le plus dur de la salle. Simplement en l’analysant, je ne parviens pas de suite à repérer comment accéder à son sommet en l’escaladant. Est-ce là un défi de taille pour l’idole des élèves ?

« -Dis-moi, le mur là-bas, ça te dirait pas de l’escalader ? Il a l’air dur, mais je me demande si tu sauras relever le défi. »


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
« Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.  » -Platon
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Ryuu Rose Callyum
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Dim 29 Mar - 15:09
L
e mur là-bas ? Celui du fond ? Il était fou ou juste taré ? Bien que ces deux veuillent dire la même chose. Encore un complot sauvage sorti de nulle part entre le professeur et le mur d'escalade le plus dur de l'école ? La jeune rose l'avait escaladé bon nombre de fois, mais il faut quand même savoir que les 50 premières fois, elle n'avait pas réussi à le finir, trop compliqué m'voyez. Des pentes par-ci par-là, au point de finir la tête à l'envers, des prises très, voir trop, petites, des fissures qui ne permettent à certains endroits, que d'entrer le bout des doigts. Ce mur avait été réalisé à partir d'une base particulière, la cote d'une vraie falaise, vous comprenez pourquoi Ryuu a mis longtemps avant de pouvoir venir à bout de ce mur. Depuis, elle l'avait effectué seulement deux fois. Trop long, épuisant, il vous demande de repousser les limites de votre corps, encore plus loin que d'habitude.

« Si je réussis, vous m'invitez au restaurant ? » dit-elle en resserrant son baudrier et en attrapant trois quatre mousquetons au cas où, il était hors de question qu'elle monte ce mur sans être assurée, elle pourrait en mourir en cas de chute, tout comme les autres murs, certes, mais elle les connaissait comme sa poche... Celui-ci par contre... La rose s'approche du mur en question et pose un de ses pieds sur une des prises, attrapant un autre bien au-dessus avec sa main et ainsi de suite, débutant l'ascension sans problème et difficulté jusqu'ici... Mais arrivait à mi-chemin, c'est une tout autre histoire, le mur commence à se pencher dans le vide, sollicitant une agilité et une vision des prises sans défaut, ce qui est plus facile à faire qu'à dire. Ryuu se mordit la lèvre en sentant son poids tirait sur ses bras et ses jambes. Il fallait faire vite, mais en même temps rester réfléchi. Elle tire le bras vers une prise du fameux mur penché et s'en empare comme si ça vie en dépendait. C'est presque ça vous me direz. Ainsi, elle se laisse pendouiller dans le vide sur cette simple prise, cherchant une autre prise pouvant être assez grosse et épaisse pour accueillir son autre main moite. BINGO, trouvée ! Elle saute presque dessus, les deux pieds dans le vide et enchaine avec deux autres petites prises. Bon dieu, elle pouvait sentir quelques gouttes de sueur glisser le long de son dos, jusqu'à ses reins. Ryuu s'arrêta un instant, sentant ses bras la lancer davantage, la faisant souffrir. Finalement, elle n'allait peut-être pas réussir l'ascension de ce mur aujourd'hui. Qu'elle idée aussi. Le jeune rose fini par poser une de ses mains sur la corde et lâcher prise, se laissant pendouiller dans le vide. On pouvait voir les veines de ses mains et de ses bras palpiter sous l'effort qu'elle venait de fournir. Elle redescend et se laisse tomber sur le sol comme un poulpe desséché.

« Croyez-moi sensei, vous ne l'emportez pas au paradis. » dit-elle en affichant un léger sourire après l'avoir pointé du doigt. Elle se vengerait, comment ? Bonne question, mais elle trouvera. « Vous me devez un restaurant quand même. » finit-elle par dire en se relevant pour retirer le baudrier et tout l'attirail, affichant une moue boudeuse digne d'une enfant de 5 ans. « D'ailleurs, pourquoi ne pas y aller maintenant professeur ? » Oui, elle a la dalle et elle veut son restaurant, il est hors de question qu'elle passe à côté de ça. Elle pourrait très bien payer, elle ne roule pas sur l'or, mais elle a de grandes économies, mais c'est tellement mieux de se faire inviter. Puis, s'il est gentil, il aura le droit à une écharpe swagdepoulpe. « Au fait, vous êtes plutôt sushi ou indien ?! » Décidément sans gêne.





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Saino Shisoka

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Dim 5 Avr - 17:56
Une minute… C’EST QUOI CETTE HISTOIRE DE RETAURANT ?? A ma connaissance, je lui ai juste demandé de grimper sur le mur le plus compliqué de la salle, pas de gravir l’Everest en un clin d’œil ! Il pense à mon maigre salaire ?! Hum ?! Bon sang… Je pense que je vais encore devoir me débrouiller pour manger jusqu’à la fin du mois… Mais bon, je dois voir ce qu’il vaut, je n’ai donc pas le choix. Ô temps, ô meurs, pour citer Cicéron, pourquoi ce jeune homme semble vouloir manger à ce point ? D’ailleurs, il se dirige vers le mur que je lui ai imposé en tant  que défi, visiblement décidé à en venir à bout. Eh bien, je suis maintenant partagé entre le fait de vouloir le voir en venir à bout comme si ce n’était qu’une barrière à escalader, et le désir de le voir se vautrer lamentablement afin de ne pas payer le restaurant. Le voici donc qui s’élance fièrement à l’assaut de ce grand mur de prises, dégageant à des mètres à la ronde un immense sentiment d’adrénaline. J’avoue qu’il m’en manque peu pour me décider à le rejoindre et grimper à ses côtés au sommet, assuré ou non. C’est très étrange comme impression, c’est la première fois que je ressens ça. Mais peu importe, je dois rester concentré. La première partie du mur, il la gère franchement très bien. Mais viens le mur horizontal, et là… C’est bien plus dur. Le mannequin goinfre use de tous ses petits muscles pour venir à bout de cette difficulté, et c’est impressionnant de voir cet « homme au corps de rêve » se mouvoir péniblement. Malgré tout son courage et sa détermination, il fut obligé de céder face à la ruse et la malice de ce mur. Très bien, pas de resto à payer comme ça…

…HEIN ?! Attends, le marché, c’est si il ARRIVAIT à grimper jusqu’à la fin ! Comment ça je dois lui payer le resto de toute façon ? Haaaaaaaaaaaan… Impossible de revenir en arrière visiblement.

« -Pour moi, sushis évidemment. Ça ne te dérange pas ? »

Visiblement pas contre, c’est le ventre en appétit que mon jeune élève et moi partons en quête du sushi bar de l’île. Je sens que dans quelques instants, la nuit pointera le bout de son museau. Cette douce lumière orange laissera dès lors place à un bleu sombre des plus élégants, à une ambiance froide, mais pourtant torride. Que j’aime cette ambiance. C’est peut-être dû au fait que, lors de mon enfance, les autres gangs restaient relativement calmes durant cette période, et que le calme s’installait. Enfin, je laisse un soupir s’échapper pendant que le bateau nous ramène sur l’archipel, où je compte emmener mon jeune ami déguster quelques sushis. Je me demande soudain si lui aussi a vécu une vie dure comme la mienne. Peut-être pire, même ? Après tout, j’ai l’impression que plus quelqu’un affronte une vie dure, plus il devient un humain digne de ce nom. Ceux qui sont nés avec un lingot dans les mains ne savent que jeter l’argent par les fenêtres. Remontant mes lunettes du bout de mon index, je regarde du coin de l’œil le beau mannequin laisser le vent lui caresser les cheveux. Et pendant une seconde, je cru apercevoir comme une fissure sur lui, comme si cette apparence n’était qu’une coquille, et que le vrai Ryuu est enfoui au fond de cet être, le visage calé entre les genoux. J’affiche un léger sourire, et demande au concerné :

« - Tiens, mais dis-moi, je ne sais même pas d’où tu viens. Comme on a quelques minutes à perdre, ça te dirais de me parler un peu de toi ? »

J’avoue, pendant un instant, j’ai eu l’impression de ressembler à un vieux célibataire qui a rencard avec une jeune et jolie femme, et comme celle-ci est très mal à l’aise, il décide de briser la glace de la manière la plus sale qui soit. Au contraire de quoi je ne suis pas vieux et que j’ai posé la question à un homme, qui se trouve être mon élève.


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Ryuu Rose Callyum
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Sam 25 Avr - 13:35
E
lle est sacrement déçue de ne pas avoir pu venir à bout du mur d'escalade, mais avant même de débuter l'ascension de ce dernier, elle savait que cela finirait ainsi. Après tout, elle n'avait réussi qu'une fois à grimper ce mur. Bon, tout n'était pas perdu, elle avait pu gagner un restaurant gratuit en arnaquant le professeur de philosophie... Bon dieu, qu'elle est vilaine ! Mais elle le mérite, elle s'était blessée les doigts en tentant de grimper ce foutu mur.

A
ssise au fond de la navette partie en direction de l'île Sakura, elle fixait l'horizon en rêvassant. Elle ne snobait pas le professeur, elle ne savait tout simplement pas quoi dire, puis il faut dire qu'elle était exténuée, elle s'était levée très tôt, comme chaque matin. Elle avait géré les cours, la réunion du conseil, le club d'escalade puis d'autres soucis qui s'accrochent tant bien que mal à son cerveau, tout ça en trainant un beau gosse bien gaulé et intellectuel. Attends... En fait, ce professeur à tout pour lui. Un corps de rêve qui doit faire baver toutes les minettes qu'il croise, un cerveau bourré d'intelligence et des rêves honorables... Reste à voir la taille de son entre-jambe et si c'est tout aussi bien gaulé que le reste, elle pourrait le kidnapper et le vendre au marché noir pour des milliards ! Hmmm... Idée à garder dans un coin de la tête ! La jeune rose fut rapidement coupée dans son instant de réflexion par le jeune professeur. Elle leva les yeux vers les siens et le fixa longuement en l'écoutant.

« Tiens dis-moi, je ne sais même pas d'où tu viens. Comme on a quelques minutes à perdre, ça te dirait de me parler un peu de toi ? »

Q
UESTION FATALE ! Légèrement surprise par cette dernière, Ryuu détourna le regard vers l'horizon et lâcha un léger sourire. Elle ? Elle n'était rien ni personne. Il n'y avait pas grand-chose à dire. « Il n'y a pas grand-chose à dire, vous savez. Je suis un jeune homme tout ce qu'il y a de plus normal. J'ai vécu chez ma grand-mère durant des années, puis j'ai atterri ici très jeune. Vers mes 15 ans. Donc ça fait... 6 ans. Je n'ai ni père, ni mère. J'aime le sport, lire, aider, je suis chanteuse musicienne et je me lance dans l'apprentissage du violon, que dire de plus... Rien de plus... D'autres questions monsieur l'agent ? Vous voulez me faire une fouille au corps ? » Dit-elle en affichant un léger sourire taquin avant de descendre de la navette pour prendre la route des rues commerçantes de l'île. C'est là qu'ils auront le plus de chance de trouver un bar à sushi. Ryuu balaya les rues du regard avant de reporter ce dernier sur le professeur. Elle ne savait pas grand-chose de lui si ce n'est qu'il est bien gaulé, prof de philo, rêveur et utopiste, fan de poulpe... C'était déjà pas mal, mais du coup, il en savait plus sur elle, qu'elle sur lui. Elle gonfla les joues en faisant la moue fronça les sourcils pour augmenter l'impression qu'elle boudait.

« Et vous... Vous connaissez l'échange équivalant ?! Parlez-moi de vous, je suis sûre que vous n'êtes pas qu'un étalon bien gaulé et utopiste que toutes les minettes voudraient monter. »




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Saino Shisoka

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Dim 26 Avr - 23:36
Une fouille corporelle ? C’est qu’il est coquin notre petit ami ! En tout cas, un coquin au passé assez troublé… Pour peu, je me serais presque identifié à lui. Le fait qu’il soit orphelin n’a vraiment pas dû être simple à vivre, et je sais parfaitement ce qu’il a dû ressentir. Vivre sans parents, sans amour parental, tout ceci rend toute une existence épouvantable. C’est l’une des pires tortures pour l’esprit humain. Enfin, ça, et regarder un épisode de Télé-Réalité. Il n’y a pas plus nocif.

Ce qui m’angoisse quelque peu, c’est que ce jeune homme me demande de parler de moi, ça et le fait qu’il me dit comme « bien gaulé ». Bordel, de la part d’un mannequin, c’est assez impressionnant ! Enfin, mon histoire de regarde que moi, et je n’ai pas besoin d’un psy pour la raconter. Un homme doit savoir se vaincre lui-même, et c’est ce que je compte faire en vivant avec ce fardeau. Du coup, deux options s’offrent à moi : la première, je lui dis la vérité, il réagit en fonction, j’avise pour ne pas en dire trop. La deuxième : je lui balance un bon gros bobard et il y croit miraculeusement. Le hic, c’est que j’ai déjà trop menti, et qu’en plus, je suis peu doué pour ça. Le plus difficile est dès lors de jauger le pour et le contre… Si je raconte la vérité sur ma vie, je risque de refaire une crise grave, en faisant ressurgir des détails effroyables, et de succomber à une crise cardiaque. Néanmoins, le jeune homme m’a dévoilé son passé personnel, du moins une partie. C’est ça ! Il me suffit de dévoiler seulement une partie de ma vie ! Il ne se posera pas plus de question, et tout le monde sera heureux.

-« Oh, tu sais, un ancien gigolo n’a pas de passé véritable… Je plaisante, mais c'est très flatteur de la part d'un top model d'être catégorisé comme un étalon bien monté. Je suis orphelin de naissance, enfin, depuis mes deux ans il me semble, si ce qu’on m’a dit est vrai. J’ai grandi dans les rues sombres de Tokyo, et un jour, des mercenaires travaillant pour un truc spécial cherchaient des gens qui n’étaient plus raccrochés socialement ni à la société, ni à la vie. Etant donné que j’avais déjà un corps et des compétences incroyables, je fus vite engagé, haha ! Là-bas, j’ai fait la guerre, mais j’ai aussi développé mon amour pour la philosophie, grâce à notre prof particulier. Quelques années plus tard, je suis devenu prof à Yuukou, voilà en gros mon histoire. »

La marche sinueuse à travers la ville continue encore et encore, et ayant un sens de l’orientation aussi aigue que la visions d’aigle de Gilbert Montagnier, impossible de remettre la main sur mon sushis bar préféré. Tout à coup, une idée de génie me parcourt le cortex cérébral. Je n’ai qu’à lui demander de chanter pour me distraire ! Le chemin me reviendra bien en tête si celle-ci est stimulée. Je le propose au jeune homme, mais dans la plus grande déception de mon âme, celui-ci refuse ma demande, en prétextant un rhume qui va lui déchirer la gorge en cas de pratique des cordes vocales. Je lève les yeux au ciel, et ajoute, d’un ton des plus sérieux :

« -Oui, en plus, s’il se met à pleuvoir, on aura l’air malin… »

Je déduis à son tirage de langue professionnel que ma remarque a fait mouche, et je dois dire que j’en suis quelque peu fier. Et tel Jésus qui se présente face aux Saints, voici le sushis bar « Yandere Supaasu » qui se dresse face à nous. Ouvrant la porte d'un geste élégant, je laisse notre jeune homme entrer le premier en tant que bon gentleman que je suis, et demande une table pour deux.


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Ryuu Rose Callyum
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Dim 3 Mai - 17:13
A
lors il avait fait la guerre ? Il avait vu et fait ce qu'elle avait fait il y a quelques années... Sauf que lui, l'avait fait tous les jours. La jeune rose n'osait plus le regardait. Comment le pouvait-elle. Elle se sentait si faible et insignifiante à côté de lui. C'est seule souffrance, c'était d'avoir perdu sa mère, tuer sa belle-mère et un homme par accident et avoir été renié par son père... Et ses seules préoccupations, c'était de cacher ses foutus boobs pour se faire passer pour un mec histoire de cacher son existence de mannequin connu et assurer à mort en tant que chef des membres du conseil pour se faire quelques amis, tout en gardant une certaine distance. Futile. Une gamine.

L
a rose continuait de marcher au côté du professeur qui visiblement, recherchait le fameux sushi bar. Ne devrait-elle pas mettre un terme à toute cette comédie et rentrer chez elle ? Bizarrement, elle n'en avait pas envie, puis, elle n'avait jamais mis les pieds dans un sushi bar. Aussi fortuné soit son père, elle n'avait jamais touché un yen de sa part, elle vit donc tel une roturière paumée et seule. La situation lui rappelle qu'elle n'avait pas appelé sa grand-mère cette semaine. Peut-être devrait-elle s'en occuper. Contrairement à Saino, elle avait été protégée et choyée par quelqu'un. Sa grand-mère maternelle qui l'a pris sous son aile dès lors où son père lui cracha toute sa haine au visage en la bannissant de sa vie. Sa grand-mère se faisait vieille, il fallait qu'elle lui porte davantage d'attention. Pourquoi ne pas rentrer la voir pour les prochaines vacances ?!

R
yuu fut coupé dans sa réflexion par le professeur. Il voulait qu'elle chante ? Pourquoi pas. Elle en avait envie aussi, après tout, c'est ainsi qu'elle communique et vide ses sentiments et tensions... Entrouvrant les lèvres, elle inspira légèrement puis au moment de lâcher une première note, elle l'a ravalé et referma la bouche. Non, elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas. La moindre note de chant et il pourrait comprendre ce qu'elle était. Elle baissa alors la tête et prétexta naïvement un rhume l'empêchant de chanter. Une chance pour elle, il n'insista pas, surement parce qu'ils venaient d'arriver devant le sushi bar. Elle y entre, suivi de près par le jeune professeur qui demanda une table pour deux, puis elle s'installa confortable dans un coin isolé du restaurant, histoire d'être tranquille. Elle examinait le moindre recoin de la salle rapidement et reporta son attention vers le professeur de philosophie.

« Je prendrais la même chose que vous ! » dit-elle, impatiente de manger. Elle posa une main sur son ventre qui gargouillé et détourna le regard timidement en faisant la moue, cherchant un sujet de conversation pour ne recevoir aucun commentaire. « Et sinon, pourquoi avoir accepté de venir enseigner à Yuukou, pourquoi ne pas être resté militaire ?! »

Je vous l'accorde, ce n'était peut-être pas la meilleure façon pour faire diversion.





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Saino Shisoka

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Mer 6 Mai - 0:19
L’ambiance des sushi-bars est si incroyable qu’on a l’impression de revoir toutes les lumières et senteurs de l’Asie, peu importe où l’on se trouve en réalité. Avoir passé ma vie dans les tréfonds sombres du Japon ne m’empêche pas d’avoir l’émerveillement d’un Otaku pur-sang qui visite pour la première fois ce pays. Suis-je resté un enfant dans l’âme, après avoir sauté cette partie de ma vie ? Enfin, je dis ça, mais pour l’instant, le seul enfant que je connais est une jeune adulte qui, pour se venger, me fait payer sa nourriture. Tu prends la même chose que moi ? Bah tiens, je vais prendre un verre d’eau, j’ai pas faim. Avec plus de sérieux, je commande la formule Sushis Deluxe pour 35 euros chacun, ce qui fait qu’on a droit à tous les buffets à l’aide du pass DEL distribué après le paiement. Il suffit de montrer sa carte aux espèces de cure-dents qui gardent l’entrée de chaque rayon pour être libre de se servir. Je m’apprêtais à me lever, lorsque soudain, son ventre grogna d’un rugissement si puissant qu’il me fit penser à celui d’un ours en colère, bien que je n’en ai jamais vu en vrai. Je penche la tête sur le côté, un sourire narquois sur le bout des lèvres, en cherchant une pique à lui lancer. Manque de bol, il a réagi avant moi et m’a lancé la question qui tue : pourquoi prof, et plus militaire ? Wow, si je m’attendais à ça… Je dois avouer que sans mes lunettes, je semblerais sans défense, tellement je suis désemparé face à cette question impromptue. Je m’assois, un peu abasourdi, et respire profondément, en essayant d’en laisser paraître le moins possible. Citer Machiavel est assez étrange, mais il y’a l’être et le paraître. Et puis-je montrer mes réelles craintes et faiblesses, en tant que professeur à moitié décérébré suite à un nombre incalculable d’infortunes ? Le paraître sauve ces choses-là. Mais, pour une raison que j’ignore, j’ai envie de me confier à lui, au moins un peu. Est-ce son passé qui semble l’avoir aussi marqué qui me lie en quelque sorte à cet élève ? On va dire que oui. Retirant mes lunettes de soleil, je suis légèrement éblouie par la vive lumière du sushis-bar, qui semble se déplacer au ralenti, surement à cause de la testostérone. J’affiche un sourire en essayant de paraître vrai, et lui répond :

-« Hum… Je t’ai dit que j’avais eu, pendant la guerre, un instituteur génial qui me prit sous sa tutelle pour m’enseigner les fondements de la philosophie, ainsi que ses applications les plus poussées. Cet homme est celui qui a fait en sorte que ma vie prenne un tournant. Il m’a parlé de son rêve qu’un jour, les étudiants se prennent de passion pour cette matière, et que grâce à elle, il puisse les former pour qu’ils vivent selon leurs rêves, leurs désirs, et qu’ainsi le monde tourne enfin rond. Malheureusement, il a un jour mystérieusement disparu, et depuis, je ne cessais de me poser des questions durant mes batailles. Est-ce juste ? Qu’est-ce que le bien ? La guerre est vraiment nécessaire ? Ça n’a pas plus à mes supérieurs, car moi qui étais fait pour tuer, je commençais à laisser des ennemis désarmés fuir, et ça, ça ne leur plaisait vraiment pas. Du coup, ayant tout de même bien travaillé, mais n’ayant aucun avenir possible, ils m’ont laissé le choix de mon futur métier, et où également. J’ai choisi d’essayer d’exaucer le vœu de mon maître, et de faire ça au Japon. Le problème, c’est que mes traumatismes dû à la guerre me brouillaient l’esprit et m’empêchait d’exercer ma profession. J’ai demandé à un docteur avec qui j’ai encore des liens de me faire une destruction de ces données, ce qu’il réussit en partie, en me laissant de graves séquelles. Par exemple, si j’attrape des maux de têtes, ils sont horribles. Aussi, des mauvais souvenirs surgissent, ce qui est extrêmement mauvais pour mon corps, puisque mon cerveau n’est sûr de rien, tout s’emballe, et mon cœur peut s’arrêter. Bref, après cela, je suis retourné donner cours au Japon, mais ma méthode étant totalement différente des méthodes traditionnelles, je ne fus pas longtemps professeur, haha ! Je commençais à me dire que je devrais fouiller dans les poubelles, lorsque j’ai reçu cette lettre pour l’académie, voilà tout. »

Sur ses paroles, je décroche mon sourire et remets mes lunettes de soleil, avec un sentiment de légèreté encore jamais ressenti auparavant. Le fait de se confier fait-il vraiment autant de bien ? Le hic maintenant, c’est sa réaction. Est-ce qu’il va prendre ses jambes à son cou, en sachant l’espèce de monstre de foire qu’il a près de lui ? Comme il a l’air un peu sonné lui aussi, je me lève et prends ma carte spéciale pour le buffet. Je me retourne vers lui, et lui dit en souriant :

-« Si tu ne veux plus rien avoir affaire avec moi, il n’y’a pas de soucis. Je partirai, comme ça tu pourras profiter du repas tranquillement, et je ne t’embêterai pas. Cependant, si tu comptes profiter des goûts d’un expert en sushis pour sélectionner les meilleurs, tu ferais mieux de me suivre. »

Je pars le cœur léger, tel Orphée dans sa quête en Enfer pour retrouver sa femme perdue, et qu’il ressort (presque) avec. Mais, j’avoue que comme lui, je me retournerai bien pour voir ce que Ryuu fait. Se retenir, se retenir…


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
« Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.  » -Platon
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Ryuu Rose Callyum
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Sam 9 Mai - 21:25
L
a jeune femme regardait le professeur dans les yeux, elle profitait qu'il ne porte pas ses lunettes pendant ce court instant pour explorer son regard et y chercher la moindre pépite d'or de sentiments. C'est une personne forte, mais comme toute vraie personnes fortes, elle est aussi faible. La faiblesse des sentiments... Qui est aussi une force. Pour le coup, c'était presque philosophique. Ryuu ne pouvait détacher son regard de son visage, on voyait très bien qu'il avait vécu beaucoup de choses, bien plus qu'elle du haut de ses 21 ans. Il doit avoir quoi... 25 ? 27 ? Peut-être 28 et il a presque vécu une vie entière. La jeune rose ne savait pas quoi dire. Elle était chamboulée, perdue entre tristesses, curiosité et nervosité. Devait-elle l'interrompre pour lui permettre de garder son passé secret ou continuer de l'écouter sans l'interrompre ? Son choix fut vite fait, enfin, elle n'eut le temps de le faire, trop hypnotisé par les paroles du jeune professeur. Aussi vite qu'il n'en fallait pour le dire, l'ex militaire se leva et fila chercher une carte auprès de l'accueil du restaurant, puis il lui fit de nouveau face, lâchant quelques mots avant de fuir.

« Si tu ne veux plus rien avoir affaire avec moi, il n'y a pas de soucis. Je partirai, comme ça tu pourras profiter du repas tranquillement, et je ne t'embêterai pas. Cependant, si tu comptes profiter des goûts d'un expert en sushis pour sélectionner les meilleurs, tu ferais mieux de me suivre. » La jeune dragonne le dévisagea, elle le regarde lui tourner le dos et partir en direction des buffets ? C'était quoi au juste ça ? On se croirait dans un film de romance à peine sortie au cinéma. Elle pencha la tête sur le côté et le regarda s'éloigner petit à petit, examinant la situation et repassant ses paroles dans sa petite tête. Elle soupira doucement et se frotta le visage avant de s'élancer vers lui, lui tirant le bras pour le retourner vers elle, elle prit sa tête entre ses mains pour le regarder, puis tout aussi rapidement, elle l'enlaça pour le serrer contre elle, pas trop non plus, il ne faudrait pas qu'il sente sa poitrine elle-même enlacé par divers bandages qui commencent à la faire quelque peu souffrir.

« A quoi vous jouez ? Vous pensez que c'est une solution de tourner le dos aux gens comme vous le faite ? Vous ne m'avez même pas laissé dire un mot. Vous pensez vraiment que je vais vous demander de partir juste parce que vous avez un passé tortueux ? On porte toute notre croix et on fait tous notre petit bout de chemin avec, il faut accepter celle des autres, sinon ça ne sert à rien de marcher et d'avancer. » Lui murmure-t-elle à l'oreille pour rester malgré tout discrète, même si la position actuelle est loin de l'être... Deux hommes qui s'enlacent... Il est évident que tous les regards sont tournés vers eux.

E
lle finit donc par le libérer de son emprise, puis à reculer légèrement, tournant le regard vers le buffet comme si de rien était, pour changer de sujet... « Alors sensei, vous me conseillez quoi ?! »




En garçonEn filleEn fille 2

Un corps, pour deux visages. Quand on est obligé de cacher sa féminité,
de s'habiller et se faire passer pour un mec à Yuukou,
pour garder un secret.
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Saino Shisoka

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Mar 12 Mai - 0:31
Après avoir vécu dans une solitude quasi-complète, la moindre marque réelle d’affection devient vraiment importante pour moi. Je soutien vraiment ici l’usage du mot « réelle », puisque généralement, pour donner un exemple, les seules femmes qui m’ont câliné, et plus encore, ne l’ont fait que pour réaliser le fantasme du mec bien musclé, le militaire sombre. Pourquoi vouloir coucher avec un homme louche d’ailleurs ? Enfin, je m’égare. Le fait est que le câlin que m’offre ce jeune homme est tout bonnement réconfortant. Comme si… Comme si tous mes problèmes venaient de se dissiper, comme si mon passé ne pouvait plus me rattraper. C’est donc ça, un vrai câlin ? Pour peu, j’en deviendrais dépendant. Pendant que je m’extasie, je remarque à peine les paroles chuchotées par Ryuu, tant l’étreinte me berce dans un flot de tranquillité. Mais alors que je m’apprêtais à renfermer mes bras à mon tour, je réalise le danger de la situation. Un prof et un élève qui se colle, c’est sujet à bien des soucis : les rumeurs qui détruisent la réputation, des harcèlements, et pour finir, les deux concernés virés. Je lui tapote alors doucement le dos, et lui murmure à mon tour un « merci » venant du fond du cœur. En me redressant, j’ébouriffe ses cheveux en souriant naturellement, et me dirige vers les sushis proches afin de sélectionner les meilleurs morceaux.

"- Regarde, quand tu vois un sushis intéressant, tâte le riz en dessous, et si celui-ci est tout juste au milieu entre mou et dur, il est parfait. Après de l’habitude, tu les repéreras à vue de nez. Pour commence, prend les classiques, c’est-à-dire saumon, thon, crevette, omelette. Je vais prendre du wasabi et de la sauce soja, ainsi que les baguettes pour les manger. »

Accompagné par mon disciple du sushi, je nous reconduis à notre place et m’assois le dos bien droit, comme s’il s’agissait là d’un repas divin. Je verse la sauce soja salée dans une coupole devant nous, et la sauce soja sucrée dans sa voisine, juste à côté. Je prends le premier sushi-test n°1, et trempe légèrement l’extrémité dans la sauce soja salé, en invitant mon élève à faire de même. Ensuite, tourner le sushi à 45° degrés dans la bouche et se régaler. Le jeune chanteur ne se fait pas prier, et semble s’en mettre plein la pense. En même temps, il a plutôt intérêt vu le prix des menus. Je me ressers une fois, puis deux, puis j’ai perdu le fil au bout de 10 fois. Je pense que j'ai du m'arrêter après le 25ème service, lorsque le patron de l'établissement nous a menacé de nous virer pour lui avoir vider son stock. Dès lors, nous n'avions droit qu'à prendre un dessert. Une fois le dessert parvenu, c’est-à-dire des sushis enroulés dans des feuilles de gingembre toutes fines avec du nutella, du riz et des bananes/kiwis, accompagnés d’une glace aux haricots rouges, et ce par des gros bras, une question me vint à l’esprit. Il m’a dit qu’il n’avait ni père ni mère ? Mais, depuis quand ? Est-ce à cause d’un accident ? Il faut que j’en aie le cœur net, car si ça se trouve, je suis directement lié à la mort de ses parents…

"- Excuse-moi, Sushi-boy, mais… Au risque de te rappeler des faits gênants, tu es orphelin depuis ta naissance ? Enfin, est-ce que tu ne sais pas ce qui est arrivé à tes parents ? »


« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » -Socrate
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Ryuu Rose Callyum
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Mar 12 Mai - 1:38
U
n, deux, trois, quatre… Ouaip, c’est cool, elle sait compter, mais aussi se remplir le ventre au point de presque vomir si par malheur, on lui appuie dessus. La rose venait de se gaver telle une oie qui était prête à partir à l’abattoir, bien que l’idée de l’abattoir la déranger à l’instant présent. C’est vrai quoi, elle n’est pas une oie, juste un sushi qui mange d’autres sushis. Surement le sushi humain le plus heureux du monde. Entre un poulpe et un sushi, il faut croire qu’ils font bien la paire, ces deux-là, le philosophe et la chanteuse masculine.

L
es baguettes au bout des doigts, elle s’empare d’un nouveau sushi, lui offre une baignade gratuite dans la sauce soja salé et l’enfourne dans la bouche pour le déguster un long moment avant de l’avaler. Un délice, un régal. Finalement, cela valait bien la peine de se détruire les doigts sur ce foutu mur. En parlant de ça, il ne faut pas qu’elle oublie de se désinfecter et de se bander les doigts ouverts en rentrant chez elle tout à l’heure. D’ailleurs, elle pourrait proposer au prof de venir boire un café pour finir la soirée ? Pourquoi pas ?

R
yuu penche la tête sur le côté en voyant que le personnel du sushi bar commence à s’impatienter de les voir partir, après tout, ils avaient dévalisé les lieux, mais c’est leur faute aussi… Quelle idée de faire des menus à volonté quand ont à un poulpe et un sushi vivant dans le coin ?! Dans tous les cas, la soirée se passe bien et la jeune femme ressent un petit peu de bonheur après ces dernières semaines déprimantes et difficiles. Néanmoins, son sourire allait bien vite disparaitre quand le jeune professeur repris la parole, cassant le silence qui pesait entre les deux, malgré le brouhaha qui occupait la pièce.

« Excuse-moi, Sushi-boy, mais… Au risque de te rappeler des faits gênants, tu es orphelin depuis ta naissance ? Enfin, est-ce que tu ne sais pas ce qui est arrivé à tes parents ? »

L
a rose qui ne cache pas sa surprise face à cette question, relève le visage et fixe le jeune blond longuement. Que devait-elle dire ? La vérité ? Il l’avait bien fait lui… Mais à quel prix ?! Elle ne peut pas se permettre de dévoiler son passé comme ça, d’autant qu’il est toujours aussi douloureux et tortueux que le jour où tout s’est produit… La jeune femme soupire, puis elle pose finalement ses baguettes sur la table. Elle pose les coudes sur la table, les mains croisées devant son visage et ferme les yeux un instant, réfléchissant un instant, avant de finalement rouvrir les yeux pour fixer le jeune homme et se redresser. Il fallait qu’elle lui dise la vérité, qu’importe ce qu’il penserait. Il pourrait peut-être comprendre, lui qui est un ex militaire.

« Ma mère est morte en me mettant au monde, donc je ne l’ai jamais connu. C’est mon père qui s’est occupé de moi. Mais étant très chargé par son travail prenant, il me faisait garder par une nourrice. Il a fini par se marier avec cette dernière et je l’ai aimé comme si c’était ma mère, et inversement. Elle était gentille, douce, aimante, elle aimait jouer avec moi. Elle était tout pour moi, avec mon père et ma grand-mère que je voyais rarement à l’époque. Un jour, on se rendait, avec mon père et ma mère par alliance dans une banque pour je ne sais plus quelle raison, mais quelques secondes après notre entrée, un homme armé s’est introduit dans la salle. Vous devinez qu’il n’était pas là pour planter des fleurs dans le carrelage de marbre. Mon père a fini par s’interposer. Il s’est pris un coup de crosse et s’est effondrer sur le sol. J’avais environ 12 ans. J’avais beau hurler, appeler à l’aide, les gens restaient pétrifier, à hurler de peur et à prier pour leur vie alors que l’homme pointait son arme vers mon père. Il fallait que quelqu’un agisse, alors j’ai sauté sur l’homme et j’ai pu accrocher mes bras autour de sa gorge, aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai fait, avec quelle force j’ai pu me tenir autour de son cou, les pieds dans le vide. À cet instant-là, j’ai planté mes dents dans sa gorge, jusqu’à sang, je me souviens encore du goût de ce liquide remplissant ma bouche, mais il avait trouvé le moyen de me faire tomber. Je me souviens m’être relevé aussitôt pour lui mordre la main et lui faire lâcher son arme. Cette dernière avait glissé jusqu’à mes pieds alors que j’étais de nouveau par terre. Je n’ai pas hésité à la prendre et à la pointer sur l’homme qui s’élança sur moi pour me donner un coup de pied dans la main, malheureusement, je n’ai pas lâché l’arme pour autant et un coup de feu a pu partir alors que j’avais à peine frôlé la gâchette. Cette balle a mis fin à la vie de ma mère par alliance et comme cela ne suffisait pas, le voleur s’est jeté sur moi alors que j’avais encore l’arme dans les mains, et dans un élan de peur, j’ai tiré. J’ai volé deux vies, et depuis ce jour-là, je n’ai plus revu mon père. J’ai été confié à ma grand-mère aux Etats-Unis… »

S
ur ces mots, elle détourne le regard et garde le silence. Elle n’attendait pas vraiment une réaction de la part du prof, ni même qu’il reprenne la parole. En fait, elle était surtout replongée dans les souvenirs de cette époque…



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Saino Shisoka

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Jeu 14 Mai - 23:46
Et bien… J’ai beau ne pas avoir de beau passé, il semblerait qu’elle non plus. …Pourquoi dis-je elle ? C’est un homme, pourtant. J’ai l’impression que pendant qu’il me parlait de sa vie passée, je voyais une frêle femme me dévoiler ses secrets, comme si une personne haut placée venait de me dévoiler une partie de ses secrets, de son fardeau, pour l’en libérer en partie. Avoir tué sa propre mère, ce n’est pas rien, j’ai beau avoir ôté des vies, je n’ai jamais prise celle de ma mère, et même si j’ai vécu seul, je peux imaginer sans peine l’horreur que cela doit représenter. Pour l’espace d’un instant, il semblerait que ce jeune homme soit bien plus fort que moi. Du coup, que puis-je faire, désormais ? Il semble totalement perdu, et je me rends compte à sa mine affligé que c’est en grande partie ma faute. Mais, puis-je ramener sa maman à la vie ? Non… Je pourrais encore essayer de faire revenir son père, mais ce soir, ça va être compliqué. Du coup, dans un grand élan de courage, et de maladresse certaine, je m’approche un peu de lui, et lui fait un câlin aussi difficile que cela puisse paraître pour moi.

« -On ne peut pas changer le passé, mais on peut encore se battre dans le présent pour ceux que l’on a perdu. Tu as des gens qui veuillent sur toi depuis là-haut, rend les fiers. »

Je sens son corps frétiller, signe qu’il est entrain de produire des larmes, ou de les contrôler, et le sert un peu plus fort tout en cachant son visage. Je laisse mon souffle chaud se loger dans sa nuque, et lui chuchote au creux de l’oreille « Laisse toi aller, personne ne peut voir tes faiblesses maintenant. ». Je ne saurais pas dire combien de temps a duré cette scène. Peut-être une minute comme elle a pu en durer une heure. A la fin, je me redresse et le regarde en souriant.

« -Allez, prends tes affaires et sortons ! Je vais te raccompagner chez toi car il est assez tard. Je me sentirais mal de te laisser maintenant. »

Sortant du restaurant avec le mannequin en herbe, je profite de l’air frais et serein de la nuit pour respirer un bon coup. Après des révélations chocs, ça fait un bien fou de se faire caresser par le voile froid et doux d’une bonne brise. Je commence la marche tranquillement, lorsque mon jeune acolyte me fait remarque que je prends totalement la direction opposé. Courant rattraper mon retard, je baille un bon coup et me frotte les yeux. J’ai beau avoir besoin de peu de sommeil, mon corps commence un peu à se relâcher. J’espère que Ryuu m’offrira un petit café avant de repartir, sinon je pense que je vais dormir devant son appartement. Ca pourrait être marrant, remarque, de se réveiller, de voir son prof devant sa maison entrain de ronfler comme un gros sac. Si seulement ça ne risquait pas de nous créer des soucis, je me laisserais bien tenter.

Frottant ma tête, je réfléchit à un sujet de conversation intéressant pour occuper le vide qui s'était incrusté. Soudain, une éclair de génie me vint à l'esprit. Maintenant que nous sommes plus intimes... OUH LA LA, JE T'ARRÊTE PETITE COQUINE, ON NE VA PAS SE TOUCHER NOS NOUILLES ! Bref, je disais, je pourrais lui demander ce qu'il pense de mon utopie.

"-Dis donc Sushi-destroyers-alpha-gigantic-rangS-boy, tu ne penses pas que, si on changeait la mentalité des plus jeunes, on pourrait changer l'avenir du monde ?"


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12.05.15
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10.05.15
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Les loyers ont été prélevés.

01.05.15
Supression des comptes fantômes. On passe de 86 à 72 membres. ♥

01.05.15
Un nouveau Tops membres du mois est disponible. On félicite Kjeel Ashcroft pour sa présentation du mois,Jeungo Iseul qui a été élue membre du mois, Kiba Zaraki qui est élu ChatBoxeur du mois, Milo Lafferty, élu Roliste du mois pour son activité et la qualité de ses écrits et le RP du mois est le Rp de Milo et de Shelby : ICI. Félicitations ♥

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30.04.15
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